FRUITS CHARNUS
Le fruitier est visité fréquemment, afin d'enlever les fruits qui commencent à se gâter, el de s'assurer que
Fig. 293. — Coupe verticale et plan d'an (ruitier.
Tair intérieur se trouve dans de bonnes conditions de température et d'humidité.
L'atmosphère intérieure se charge peu à peu d'acide carbonique dégagé par les fruits et tend à devenir asphyxiante. II est indispensable de la renouveler dès qu'une bougie s'y maintient dil'ficilemenl allumée.
Avant d'emmagasiner les fruits, il faut, tous les ans, opérer le nettoyage complet du fruitier, aérer énergique-
3i2 CONSERVATION DES MATIÈRES VÉGÉTALES.
ment pendant plusieurs jours el enfiu avoir soin à'asep- User complètement le local pour détruire tous les germes de champignons qui peuvent s'y rencontrer. Dans ce but, on pulvérise sur les parois, les tablettes, le plafond et le plancher, une solution de sulfate de cuivre à 3 p. 1000 ; en outre, on fait brûler dans le local quelques mèches soufrées.
Raciaes, tubercules et Fig. 39',. - Tabieiie intii- boUtes. — Pour dcs raisons sur Bée dont Lea gradinB, lesquelles nous n'avons plus à larKea de o-,i5. soat lor- ' . ... . , , ,, i -
niés de trois laite» non revenir, il faut les récolter bien ioiotives. mûrs, éviter les meurtrissures,
les emmagasiner bien secs après avoir éliminé céuic qui sont altérés ou simplement suspects.
Les belleraves-mères analysées et autres produits de sélection, les bulbes de plantes précieuses sont l'objet de soins aussi attentifs que les fruits charnus.
Remarquons toutefois que l'épiderme de ces produits étant moins délicat que celui des fruits, quand on ne peut conserver les plants isolément, on les noie dans du sable fin ou de la terre sans avoir à redouter les meurtrissures.
Des hangars, ouverts de tous côtés, sont particulièrement recommandabtes pour la conservation de grandes quantités des matières qui nous occupent.
A ces hangars, qui peuvent être construits très économiquement, on ne demande pas autre chose que de mettre la récotte h l'abri de la pluie.
Celle-ci reste exposée à l'air aussi longtemps que la gelée n'est pas è craindre; quand les froids surviennent, on la recouvre de paille ou mieux de roseaux, de sarments qui constituent des isolants parfaits, tout en laissant monter assez facilement l'air chaud qui se dégage de la masse. Ces seules précautions permettent déjà