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PHÉNOMÈNES DE MOUVEMENT CHEZ UES VÉGÉTAUX

différente' de celle qu’elles affectent dans la nuit. Dans le premier cas, elles sont épanouies, étalées, tandis que, dans le second, elles se replient les unes sur les autres, se rapprochent des rameaux, qui paraissent alors moins garnis. Les unes se dirigent en haut, comme dans la Luzerne, le Taboc, le Mouron, tandis que les autres s’abaissent, celles du Lupin, de la Surelle, par exemple.

Or, le siège, le point de départ de ces mouvements semble résider dans un renflement que l’on trouve à la base des pétioles et qu’on appelle renflement moteur.

La Sensitive ( Mimosa pudica ), plante légumineuse très abondante au Brésil, offre l’exemple le plus souvent cité du mouvement des feuilles. Non seulement, en effet, à l’approche de la nuit, les folioles de ses feuilles composéespennées se rabattent les unes sur les autres pour s’appliquer toutes le long des rameaux, de sorte que la plante paraît flétrie, mais de plus, on peut, par un simple attouchement de ses feuilles, de leurs pétioles et surtout de leurs renflements moteurs, déterminer en elles un effet semblable. Il faut même moins encore : l’ébranlement du sol par le galop d’un cheval, un nuage qui passe, un souffle de l’air suffisent à le produire.

Explication de De ce fait que certaines plantes relèvent leurs feuilles,

ces mouvements. , , . . . . . ,

maigre Faction de la pesanteur qui les sollicite en sens inverse, tandis que d’autres les abaissent pendant ce qu’on est convenu d’appeler leur sommeil, il est manifeste qu’il n’y a rien là de comparable au sommeil des animaux. Ce n’est pas un temps de repos; c’est une période pendant laquelle les circonstances extérieures étant différentes, les manifestations vitales se modifient simplement. On va voir, en effet, que bien loin que leurs tissus soient dans un état de! relâchement, de flaccidité, en pareille circonstance, il y a, au contraire, augmentation de leur rigidité, exagération de leur tension. Le mécanisme semble résider entièrement dans la structure du renflement moteur qui, pendant la nuit, devient turgescent,

gonflé d’eau, et suivant qu’une structure particulière permet que sa partie supérieure ou sa partie infé-

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