ORGANES SÉCRÉTEURS
Algues du groupe des Diatomées, entièrement recouvertes d’une carapace siliceuse.
Gaz. — Le suc cellulaire tient toujours en dissolution certains principes gazeux, notamment de l’air et de l’acide carbonique, que les racines ou les feuilles ont puisé dans l’air ou dans l’eau. Ces gaz circulent également en dehors des cellules, dans les méats intercellulaires ; mais on les trouve surtout dans les cellules dont le protoplasma a disparu. On verra clans un autre chapitre que les vaisseaux du bois sont surtout réservés à la circulation des gaz.
Organes sécréteurs et Sécrétions végétales.
Ce qu’il faut entendre par sécrétions végétales. — Dans le sens le plus général, on pourrait définir les sécrétions : « la formation de toutes les substances élaborées par le protoplasma », et faire rentrer sous ce titre aussi bien la production de l’amidon et de la chlorophylle, par exemple, que la formation et le dégagement de la vapeur d’eau et de l’acide carbonique.
Mais en se plaçant à un point de vue plus restreint, on réserve ce nom aux fonctions de certains organes affectant souvent une forme particulière et qu’on appelle les organes sécréteurs ou glandes.
Quant à une distinction entre les sécrétions et les excrétions, elle n’a qu’une faible importance physiologique et consiste en ce que, dans le premier cas, le produit sécrété reste enfermé dans les tissus de la plante, tandis que dans le second, il se fait jour à l’extérieur.
Les produits des sécrétions végétales doivent être tous regardés comme excrémentitiels et naturellement étrangers à la nutrition; toutefois, ils peuvent, du moins quelques-
Glandes
supcrlicicllcs.
uns, être repris par les cellules voisines et rentrer dans la circulation générale.
Organes sécréteurs. — Ils ont la forme, la structure et la situation les plus variées. Et d’abord, les uns sont superficiels, les autres profonds. Les premiers sont silués dans les
Fig. 31. — La lig. de gauche représente un des poils urticants de l’Ortie; ' a, tige du poil ; b, sa base en forme de bourrelet. — La figure suivante représente un poil sécréteur du pétiole d’une feuille de l’Ortie blanche, porté par les cellules de l’épiderme. — La figure de droite montre un poil d’une tige de Géranium ; a, cellules épidermiques; b, poil.
cellules de l’épiderme ou dans des cellules prolongées en forme de poils qui en dépendent ; tel est le cas de l’Ortie commune, dont les poils terminés par une pointe aiguë, renferment dans leur cavité centrale un liquide très irritant qui s’épanche dans la petite piqûre faite par elle et dans laquelle elle se brise; tel est encore celui de nombre de Labiées, dont les poils épidermiques renferment souvent des liquides odorants; dans l’Ortie blanche, chaque poil est renflé à son extrémité et renferme une glande formée de plusieurs cellules. Il faut faire rentrer dans cette catégorie les glandes du stigmate du pistil et des jeunes bourgeons, qui laissent, les uns et les autres, échapper un liquide