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CONSTITUTION ET RÔLE DU CAMBIUM

ces fibres se séparent les unes des autres par suite de la destruction de leur gangue, formée des cellules du parenchyme libérien au milieu desquelles elles se trouvent plongées.

Dans une très jeune branche, les faisceaux libériens sont disposés sur une seule ligne circulaire (fig. 48, e); mais par les progrès de la végétation, de nouveaux faisceaux apparaissent en dedans des premiers, et dans lecours de l’année il peut se former ainsi jusqu’à cinq rangées de faisceaux concentriques (fig. 47, d).

D’autres éléments importants du liber consistent dans ce qu’on appelle les tubes cribreux et les cellules grillagées. Ce sont des tubes ou des cellules larges, dont les parois minces présentent d’énormes ponctuations sur lesquelles s’étend une membrane excessivement délicate marquée d’un fin réseau qui lui donne l’aspect d’un crible microscopique (fig. 50). Elles sont extrêmement communes dans nombre de végétaux, entre autres le Poirier, le Tilleul, le Noyer, etc.

Fig. 50. — Cellules grillagées.

A gauche, on voit une cellule coupée en long, dont chaque extrémité est fermée par une sorte de crible horizontal ; sur un point de la paroi se voit une disposition semblable. A droite, deux autres cellules, séparées par un diaphragme criblé qui permet au protoplasma de passer de l’une a l’autre.

Tubes cribreux et cellules grillagées.

Zone génératrice ou Cambium.

Constitution et Rôle nu Cambium. — Interposée entre les tissus précédents, réunis vulgairement sous le nom d’écorce, et ceux qui vont être bientôt étudiés sous le nom de bois,

TIGE

cette zone est formée de cellules à parois minces, très actives, gorgées de sucs, et qui ont la propriété de se multiplier activement surtout au printemps, pour former du côté extérieur de nouvelles couches de liber, et du côté interne, de nouvelles couches de bois. Chaque année une zone nouvelle se forme de la sorte de part et d’autre du cambium, de façon à donner à la tige un diamèlre de plus en plus considérable (fig. 47, e; 48, g).

Système ligneux ou Bois.

1° Bois proprement dit. — La coupe transversale d'un tronc d’arbre ou d’une branche de plusieurs années nous

montre des couches circulaires emboîtées les unes dans les autres autour d’une partie centrale nommée le canal médullaire. De plus, on voit que de celui-ci partent des lignes étroites qui vont en rayonnant vers la périphérie du bois, lequel se trouve par là même divisé en autant de triangles, dont la base est en dehors, la pointe en dedans. Quelle est la signification de ces particularités ?

Les zones concentriques représentent chacune une année de végétation et ont toutes la même structure ; il suffit donc d’en étudier une pour connaître toutes les autres (1).

(1) La disposition en zones concentriques distinctes n’est guère accusée que dans les arbres des pays froids ou tempérés, c’est-àdire ceux où la végétation offre, chaque année, une période de grande

Fig. 51. — Tronçon de Chêne montrant le cœur du bois, plus foncé, l’aubier en dehors, les rayons médullaires, allant de la périphérie au centre, et enfin l’écorce.

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