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ABSORPTION PAR LES RACINES

racines et leurs feuilles. Mais elles peuvent encore absorber par d’autres organes, tels que les fleurs, les graines, etc., et aussi par certaines parties de la tige, d’où la division naturelle de ce chapitre en trois sections principales.

1° Absorption par les racines. — Les racines absorbent par leur extrémité, non pas toutefois par leur pointe même, comme on l’a cru longtemps, car celle-ci est revêtue de la pilorhize, formée de couches cellulaires inertes, mais par la portion située immédiatement au-dessus et qui présente les poils cellulaires, auxquels on a donné le nom de suçoirs (fig. 69). Ces poils radicaux sont les principaux organes de l’absorption ; mais celle-ci se fait encore par les parties de la racine recouvertes d’un mince épiderme.

Les substances absorbées sont de deux ordres, des Nature

des substances

liquides et des gaz, tous les physiologistes étant unanimes absorbées, à reconnaître que les solides, quelle que soit leur tenuité, ne sauraient être absorbés s’ils ne sont préalablement dissous.

De l’examen des observations dues à de Saussure, Liebig, ce que rc>n sait Bouchardat, Sachs, Duchartre, Bâillon, etc., relativement dceî’aîsorptSon. à l’absorption par les racines, plusieurs points restent acquis; il importe de les noter : 1° si l’eau dans laquelle plonge une racine tient une substance en dissolution, l’eau sera absorbée en plus grande proportion que la substance dissoute, de sorte que la solution aura tendance à se concentrer de plus en plus; 2° de plusieurs substances en dissolution dans l’eau, celles-là seront absorbées en plus grande proportion qui sont à un état de fluidité plus grande ; 3° la racine n’a pas la faculté de choisir telle substance soluble à l’exclusion de telle autre égale’ ment soluble, celle-ci fût-elle même un poison pour la plante, laquelle n’a pas, en somme, la faculté d’élection; 4° les plantes peuvent puiser dans le sol des substances insolubles dans l’eau, comme du calcaire, grâce à la propriété qu’elles ont de sécréter des substances acides, notamment de l’acide carbonique, qui rend les premières solubles, comme le prouvent les observations de Becquerel et les

FONCTIONS DE NUTRITION

Les substances colorantes en dissolution sont-elles absorbables ?

expériences de Liebig. C’est ainsi, encore, que des débris de corne se consomment plus rapidement dans un terrain où existe une riche végétation, que dans un terrain dépourvu de plantes.

Mais on est peu d’accord pour décider si les substances colorantes à l’état de dissolution sont susceptibles d’être absorbées. Ainsi, en plaçant un oignon de Jacinthe à fleurs blanches dans un vase plein d’eau colorée en rouge par le suc d’une plante, le Plnjtolacca decandra, on peut observer que les pétales des fleurs se colorent de traînées rouges, évidemment dues au liquide absorbé. Mais on a objecté à ce résultat qui, au premier abord, paraît si concluant, que le plateau de l’oignon qui a été mis au contact de l’eau colorée, est un tissu cicatriciel qui offre des solutions de continuité, de petites déchirures, par lesquelles le liquide pénètre dans la plante, et que si l’on a soin que les racines seules soient immergées dans le liquide, la coloration des pétales ne se produit pas.

Il faudrait donc admettre, d’après cela, contrairement à ce qui a été dit plus haut, que les racines font un certain choix même parmi les substances dissoutes ; aussi plusieurs botanistes sont-ils portés à croire que dans le cas d’absorption de substances nuisibles, de poisons, il y a d’abord une altération des parties de la racine en contact avec elles, à la suite de quoi ces dernières pénètrent dans la plante par une sorte d’imbibition toute p ysique.

2° Absorption par les feuilles. — 1° Absorption des gaz. Il est hors de doute que les feuilles absorbent activement les fluides aériformes de l’atmosphère, tels que l’oxygène, l’acide carbonique et même des gaz ou des vapeurs nuisibles, comme les vapeurs mercurielles, qui ont d’ailleurs pour résultat de tuer les éléments cellulaires. Cette absorption ne se fait pas indifféremment par toutes les parties de la feuille ; c’est seulement là où existent des stomates que la fonction s’accomplit. Toutefois, elle peut aussi avoir lieu à travers les parois

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