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ORIGINE DES PRINCIPAUX ALIMENTS DES VÉGÉTAUX

ne paraît cependant pas indispensable à leur végétation, comme le prouve la germination et le développement sur un sol complètement dépourvu de silice, de végétaux qui en possèdent d’ordinaire.

Remarques. — 1° Toutes les substances qui viennent d’être passées en revue ne méritent pas, d’une façon rigoureuse, le nom d’aliments ; en effet, elles ne sont pas assimilées telles quelles par la plante et employées de suite dans la nutrition, mais constituent les éléments au moyen desquels les aliments proprement dits sont fabriqués, élaborés par elle. Ce résultat final est précédé d’une série d’opérations organiques dont le siège principal se trouve dans les feuilles, grâce auxquelles les minéraux empruntés au sol ou à l’atmosphère entrent dans des combinaisons nouvelles et sont rendus aptes à être ensuite assimilés, afin d’accroître le végétal et d’en renouveler les parties usées et hors de service.

2° Ajoutons que chez les plantes, comme chez les animaux, on peut, d’une façon générale, adopter une classification physiologique des aliments qui, sans être d’une exactitude très rigoureuse, est commode pour l’élude, à savoir, les aliments plastiques , qui servent surtout à l’entretien et à la formation des tissus, les aliments respiratoires , destinés surtout à être brûlés, consumés dans l’organisme végétal et qui s’y trouvent souvent accumulés à l’état de combinaisons ternaires, comme l’amidon, le sucre, etc.

3° Enfin, on peut se demander à quel règne appartiennent les aliments puisés dans le sol par les racines, autrement dit, s’ils sont à l’état de matière organique ou de matière inorganique. Liebig a vivement soutenu l’opinion que la Plante ne se nourrissait que de composés inorganiques, d’où le précepte de ne lui fournir que des engrais exclusivement minéraux. Cette manière de voir est trop absolue, bien qu’il soit parfaitement constaté que le rôle général des végétaux dans la nature soit de transformer les substances inorganiques en matières organiques et de préparer par là même la nourriture des animaux. Une expérience bien des fois séculaire a montré,, en effet, que les engrais organiques, les

FONCTIONS DE NUTRITION

fumiers, activent notablement la végétation, et qu’ils sont même préférables aux engrais minéraux.

Circulation.

Ce qu’il faut entendre par Circulation chez la plante. — Dans la Plante, comme dans l’Animal, un liquide nutritif circule et entretient la vie dans toutes les parties de l’organisme ; au lieu d’être du sang, c'est de la sève. Toutefois, hâtons-nous d’ajouter que la circulation de la sève n’est pas identique à la circulation du sang. Le but est le même, mais les moyens employés pour l’atteindre sont fort différents ; il faudrait donc bien se garder d’assimiler les deux phénomènes.

L’élude de la circulation de la sève se partage naturellement en deux parties, selon qu’il s’agit du mouvement de la sève brute, c’est-à-dire, des liquides puisés dans le sol par les racines et qui, de celles-ci, va se répandre dans toute la plante, ou bien de la sève élaborée, qui suit une marche inverse, redescendant des parties supérieures de la plante vers les racines.

Ascension de la sève. — Les aliments puisés dans le sol et tenus en dissolution dans l’eau doivent être distribués dans toutes les parties du végétal, pour que chaque élément cellulaire y puise ce qui lui est utile. Mais avant que le travail d’assimilation s’accomplisse, il est indispensable que ces principes subissent des modifications chimiques, se combinent entre eux de façons différentes sous l’influence vitale des cellules. Le siège de ce travail paraît être surtout dans les feuilles ; c’est donc vers elles que le liquide puisé par les racines va tout d’abord se diriger.

Si, au retour des beaux jours, quand la tiède chaleur du printemps commence à se faire sentir, on coupe une

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