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CARACTÈRES OFFERTS PAR LE FILET

hypogynes. Ges différents modes d’insertion caractérisent assez exactement un certain nombre de familles naturelles.

Caractères offerts par le filet. — La forme extérieure du filet lui vaut les épithètes de capillaire , cylindrique , pétaloïde, selon qu'il est grêle, plus épais et arrondi, étalé en forme de pétale. (Voyez fig. 97 et fig. 98.)

Fig. 96. — Fleur de Baobab montrant les filets staminaux formant par leur soudure un androphore (étamines monadelphes), surmonté par le style du gynécée.

Les filets staminaux peuvent se souder entre eux dans une étendue variable et constituent ce qu’on appelle un androphore; s’ils sont tous réunis de la sorte, les étamines sont dites monadelphes (Mauve, Rose trémière, Baobab, fig. 96) ; si elles forment deux groupes séparés on les appelle diadelphes (Fumeterre, Haricot, fig. 93, C); si elles en constituent plusieurs, comme dans le Ricin, elles sont polyadelphes.

LA FLEUR

Forme.

Loges.

Insertion.

Caractères offerts par l’anthère. — Suivant la forme extérieure de l’anthère, on la dit ovoïde , globuleuse , réniforme, linéaire , cordiforme, expressions qui se comprennent d’elles-mêmes.

Elle est creusée ordinairement de deux loges et dite alors biloculaire ; exceptionnellement elle n’en possède qu’une (Malvacées), ou quatre (Butome ombellé), et mérite alors suivant le cas, le nom d 'uniloculaire ou de quadriloculaire.

Ordinairement parallèles au filet, les loges de l’anthère s’en écartent parfois à l’une ou l’autre extrémité et sont appelées divergentes, et horizontales quand elles s’en écartent

Fig. 97. Fig. 98.

Fig. 97.— Différentes formes d’étamines ; I, Tulipe ( Tulipa gesneriana ) (gros. 2); II, Graminée ( Phalaris arundinacea ) (gros. 4) ; III, Deulzia glabra (gros. 4) ; IV, Orobanche ( Orobanche rubens) (gros. 3); V, Bruyère (Erica tetralix ) (gros. 3) ; VI, Prunellier ( Trunella vulgaris ) (gros. 5). — f, lilct; b , anthère; s, déhiscence ; «, appendice; h, poils.

Fig. 98. — Étamines montrant leur mode de déhiscence; I h III, étamines de Glaïeul (les deux premières de grand, natur., la troisième gros. 3 fois); f, lilet, b , anthère ; c, fentc.ou ligne de déhiscence de l’anthère. — IV, Étamine très grossie de la Gueule de Lion (Antirrhinum majus) ; f \ lilet; b , anthère; c , ligne de déhiscence.

au point de lui devenir perpendiculaires. Si l’anthère est mobile sur le lilet au lieu de lui être solidement fixée, comme c’est le cas ordinaire, on la dit oscillante ou versatile; enfin on l’appelle basifixe , quand elle est attachée

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