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CARACTÈRES DU POLLEN

par sa base, médifixe , quand elle s’insère par sa partie moyenne, apicifixe , lorsque, attachée seulement par son sommet, elle y est comme suspendue.

L’une des faces de l’anthère offre, à un momeht donné, de petites ouvertures pour la déhiscence ou anthèse, c’est-à-dire, la sortie du pollen ; si la face qui porte ces orifices est tournée vers le centre de la fleur, l’étamine est in tr or se ; dans le cas contraire, elle est extrorse.

La déhiscence se fait le plus souvent par une fente longitudinale placée sur chaque loge de l’anthère, mais parfois au moyen d’un trou ou pore (< déhiscence poricide ), ou bien au moyen de valves ou panneaux, au nombre de 2 ou 4 par anthère ( déhiscence valvaire ).

Les anthères sont parfois réunies les unes aux autres de façon a former un tube par lequel passe le style du gynécée, disposition caractérisée par l’expression de synantliérée et qui a valu son nom à une nombreuse famille, celle des Synanthérées ou Composées.

Caractères du Pollen. — Le pollen (fig. 99) est constitué par des grains d’une finesse extrême, qui n’ont pas plus de vingt millièmes de millimètre dans la Betterave et même dix millièmes dans le Myosotis, mais qui dans la Belle-de-Nuit atteignent jusqu’à un septième de millimètre de diamètre. Cesgrains sontordinairement arrondis, parfois polyédriques, tantôt lisses à leur surface et tantôt marqués de dessins variés, de ponctuations, de granulations, de petits prolongements en forme dépiquants, de plis, de trous parfois fermés par un petit opercule ; ces orifices, dont le nombre varie de 2 ou 3 jusqu’à 200, permettent à un moment donné la sortie de la substance intérieure. (Voy. chap. x, Fécondation.)

En général, les grains de pollen restent isolés, libres entre eux, et le pollen est dit pulvérulent . Il n’en est pas toujours ainsi ; dans certaines espèces, ils sont accolés, agglutinés entre eux en une masse solide qui a la forme même de la loge de l’anthère ou le pollen s’est développé (Orchidées). Parmi les Dicotylédones, les Asclépiadacées offrent également des masses polliniques (tig. 101 G).

Déhiscence,

Soudure.

Forme.

Pollen pulvérulent ou aggloméré .

Filet.

Connectif.

Anthère et pollen.

Développement de l’anthère et du pollen

162 LA FLEUR

La structure des grains de pollen agglutinés de la sorte est plus simple que celle des autres ; ils sont dépourvus de plis et de perforations et ne possèdent, comme on le verra bientôt, qu’une seule enveloppe.

Structure de l’Étamine et du Pollen. — Le filet offre une

grande analogie de structure avec le pétiole de la feuille; comme lui, il présente des éléments fibro-vasculaires entourés de cellules; le tout est recouvert par un épiderme pouvu de stomates.

Le connectif se compose d’éléments fibro-vasculaires, continuation de ceux du fdet, et aussi, de cellules molles et allongées.

L "anthère, pour être connue, demande qu’on en suive toute l’évolution, depuis sa première apparition, jusqu’au moment où les loges qui vont s’y creuser s’ouvrent pour laisser échapper le pollen.

C’est d’abord sous forme d’un mamelon que cette partie de l’étamine apparaît (fig. 100) ; ce mamelon s’élargit à droite et à gauche et se creuse d’un sillon médian longitudinal, premier indice de la formation des deux lobes dont l’anthère se composera; puis, chacun de ces lobes est divisé à son tour par un petit sillon marquant la ligne de séparation de deux logettes,dont chacun d’eux va se creuser(fig. 100,4,C).

En même temps que ces phénomènes se passent à l’extérieur de l’anthère, voyons ce qui se produit au dedans.

Fig. 99. — Différentes formes de grains de pollen grossis 300 fois ; I, du Noisetier ( Corylus avellana) ; II, du Tussilage ( Tussilago farfara) ; III, du Cabaret ( Âsarum europœum ); IV, d’Hépatique ( Hépatica triloba ); V, du Pin {Pinus sylvestris). — k, pores ; s, vésicules pleines d’air.

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