STRUCTURE DE L’ÉTAMINE ET DU POLLEN
Le tissu intérieur, qui jusqu’alors était formé de cellules toutes semblables, éprouve de notables changements.
Fig. 100. — Développement de l’anthère et du pollen; A. étamine apparaissant sous forme d’un petit mamelon ; B, coupe transversale de l’étamine montrant un tissu cellulaire homogène ; C, étamine plus développée avec commencement de délimitation des loges ; D, sa coupe transversale, montrant le début de la formation des logettcs anthériques au nombre de quatre (d’après H. Bâillon); F, coupe transversale d’une anthère à deux loges ; m, grains de pollen résultant de la division d’une cellule-mère en quatre parties ; n, cellules destinées a servir d’aliment aux grains de pollen ; E , coupe longitudinale montrant les cellules-mères des grains de pollen disposées en file.
Dans chaque endroit où une logette doit se produire on voit une file de cellules superposées (fig. 100, E ), qui s’agrandissent considérablement, pour se diviser bientôt en
Fig. 101. —Formation des grains de pollen ; A, B, C, D, E, phases successives par lesquelles passe une cellule-mère du pollen pour se diviser en quatre grains ; F montre chaque grain de pollen se divisant a son tour en ddux parties dont la plus grosse seule doit germer, c'est-à-dire produire le tube pollinique ; G, masse polliniqnc d’une Asclépiadée ( Asclepias floribunda ) ; tous les grains de pollen d’une même loge restent agglutinés.
LA FLEUR
deux, quatre parties ou plus, suivant les espèces, et aux dépens desquelles se formeront les grains de pollen, d’où leur nom de cellules-mères du pollen ou utricules polliniques. Bientôt, en effet, chaque utricule pollinique se divise en quatre autres cellules qui se partagent à leur tour par quatre pour former autant de grains de pollen, lesquels grossissent et se serrent les uns contre les autres (fig. 101). Réunis d’abord entre eux par une substance gélatineuse intercellulaire, celle-ci disparaît bientôt, et les grains se trouvent isolés ; cependant il peut arriver que cette matière persiste, et alors les grains de pollen soit d’une même utricule, soit de plusieurs, ou même tous ceux d’une même logette restent adhérents de façon à former une seule masse pollinique (fig. 101, G). Les Orchidées, les Asclépiadées offrent des exemples frappants de ce dernier cas.
Fig. 102. — Grain de pollen, coupé transversalement et grossi 600 fois, de l’Épilobc ( Epilobium angusti folium)', k, porcs; a, cxine ; i, intinc ; s, boyau pollinique; h, son enveloppe ; l, gouttelettes disséminées dans la masse intérieure ou fovilla.
structure Un grain de pollen n’est donc pas autre chose qu’une
du pollen.