MODIFICATIONS PRÉSENTÉES PAR LA PAROI CELLULAIRE
l’épaississement ont la forme de lignes (B), la cellule est dite rayée. Il peut se faire, par contre, que l’épaississement se produise seulement suivant des lignes affectant la forme de réseaux, d’anneaux ou de spirales (C, D, E ), ce qui donne les cellules réticulées , annelées, spiralées; enfin si les lignes d’épaississement ont la forme de lignes régulièrement disposées comme les rayons d’une échelle (F), la cellule est appelée scalariforme .
Une des dispositions les plus remarquables est celle dans laquelle les cellules ponctuées présentent chacune de leurs ponctuations entourée d’un zone claire (fig. 12), d’où le nom d 'aréolées, qu’on leur donne. Cette disposition, qui est fréquente dans le bois des Conifères ou arbres verts, tient à ce que la paroi qui sépare deux cellules voisines (fig. 13, A , b) restant très mince sur une faible étendue,
Fig. 12.
Fig. 12. — Ponctuations aréolées sur une fibre ligneuse.
Fig. 13. — A, D, Ces dessins sont destinés à montrer la formation des aréoles, dues à la production, autour d’une ponctuation ordinaire [b), d’un bourrelet circulaire (a) qui s’accroît de plus en plus de façon a limiter un étroit orifice central.
s’épaissit tout autour de cet espace: l’espèce de bourrelet circulaire (a) qui en résulte s’avance au-dessus de la membrane primitive (b) qu’il surplombe, en resserrant de plus en plus son orifice. Il en résulte l’apparence de deux cercles concentriques, l’un plus grand, qui répond à l'épaississement circulaire, l’autre plus petit et concentrique au premier, répondant à la portion non épaissie de la membrane primitive vue à travers l’orifice du bourrelet.
Cellules
aréolées.
Elles dérivent des cellules.
Structure des fibres.
Fibres. — Lorsque par les progrès de leur développement, les cellules, comprimées, serrées les unes contre les autres, s’allongent en une sorte de tube terminé en pointe à chaque extrémité, de façon à affecter la forme d’un fuseau, on leur donne le nom de fibres (fig. 14, A , B). Les fibres ne sont donc pas des éléments anatomiques absolument différents des cellules; ils n’en sont au contraire que des modifications.
Les fibres serrées les unes à côté des autres avec leurs extrémités aiguës intercalées entre celles des fibres placées au-dessus et au-dessous, adhèrent fortement entre elles, sont souvent ramifiées et constituent des faisceaux fort résistants. En outre, les parois des fibres sont très épaissies, de sorte que le canal central dont chaque fibre est creusée est fort étroit. La plus grande partie du bois des végétaux est formée par ces éléments, au milieu desquels sont intercalés les vaisseaux dont il va être bientôt question.
Ce sont les fibres aussi qui constituentees filaments si résistants que fournissent les parties corticales d’un grand nombre de plantes et qui servent à la confection des étoffes (Lin, Chanvre), ou à la fabrication des cordages (Chanvre, Aloès, etc.). Enfin ce sont ces mêmes éléments qui composent, pour la plus grande partie, les nervures des feuilles.
Puisque les fibres dérivent des cellules, dont elles ne sont qu’une modification, on ne sera pas surpris d’apprendre que leurs parois offrent toutes les particularités que les parois des cellules nous ont déjà montrées, et qu’il y en a de ponctuées, de rayées, d’aréolées, etc. C’est même chez elles que cette dernière disposition se rencontre le plus communément (fig. 12).
Fig. 14. — A, fibres serrées et accolées entre elles; B, une cellule isolée et coupée dans une partie de sa longueur pour en montrer la structure.