STYLE
Il faut remarquer que la structure de l’ovule peut être plus simple, le tégument étant unique (Gymnospermes, beaucoup de Dicotylédones gamopétales et quelques dialypétales, comme les Ombellifères) ; il peut même manquer tout à fait, de sorte que l’ovule, réduit au nucelle, est nu (Santalacées).
Des changements importants se passent dans l’ovule même avant la fécondation. Le nucelle se creuse ii d'une petite cavité que l’on appelle le sac embryonnaire , de forme variable, tantôt renflée, tantôt ayant l’aspect d’un tube grêle.
Vers le sommet du sac embryonnaire se montrent, comme appendus à sa voûte, trois cellules, dont deux supérieures n’ont à jouer dans le développement de l’embryon qu'un rôle secondaire et sont appelées cellules synergiques ; tandis que la troisième, située immédiatement au-dessous d’elles et dans l’intérieur de laquelle se développera un peu plus lard l'embryon, est la vésicule embryonnaire proprement dite ou Yœuf, si l’on veut se servir d’une expression empruntée au règne animal.
D’autre part, à la partie inférieure du sac embryonnaire se voient trois cellules, appelées cellules antipodes .
Fig. 110. — Coupe longitudinale fl’un ovaire renfermant un ovule anatropc, où l’on voit le trajet que suivent les tubes polliniques pour arriver jusqu’au nucelle (e).
Style. — Cette partie du gynécée (fig. 111, g) manque parfois, et alors le stigmate, qui n’est autre que sa partie terminale, estsessile, c’est-à-dire qu’il repose directement sur l’ovaire comme c’est le cas du Pavot (fig. 95, 1, n).
Sa forme est ordinairement cylindrique, grêle, quelquefois étalée en lame, pétaloïde , comme dans l’Iris.
Il y a autant de styles que de carpelles, de sorte que, malgré la soudure de ceux-ci, on peut savoir combien il en entre
Changements qui se passent dans l’ovule avant.
a fécondation.
Forme.
Soudure.
LA FLEUR
Situation.
dans la constitution dun ovaire. Mais les styles ne sont pas toujours libres; souvent ils sont soudés en totalité ou sur une longueur variable, et alors, suivant le nombre de leurs divisions, on les dit bifides , tnfides, etc.
Fig. 111. — Différentes formes de styles et de stigmates; I, II, Cabaret ( Asarum curopœum) vue de profil et de face (gr.4) ; III, Bégonia (gr.G) ; IV, Plantain ( Vlanlago major ) (gr.6); V, Troscart (Triglochin marilinmm ) (gr. 10); VI, Roseau [Arundo dohax) (gr. 4) ; — b , périanthe ; f, ovaire; g, style ; n, stigmates.
Ordinairement terminal, c’est-à-dire, inséré au sommet des carpelles, qu’il continue, le style est parfois fixé à un niveau moins élevé, ce qui lui vaut le nom de latéral (Pommier, fig. 108, D); d’autres fois meme, attaché à la base des carpelles, il est dit basilaire, disposition qui conduit au style gijnobasique des Borraginées et Labiées, lequel apparaît en-