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STRUCTURE DU STIGMATE

foncé dans une dépression centrale creusée entre les carpelles qui s’élèvent autour de lui, de sorte qu’on le dirait non plus inséré sur l’ovaire, mais directement porté par le réceptacle.

Après la fécondation, il se flétrit le plus souvent, tombe, et est dit caduc ; d’autres fois il est 'persistant (Crucifères) ; parfois, enfin, il augmente de dimension, est accrescent, comme dans les Anémones, où il se développe sous forme d’une queue plumeuse, qui reste fixée au fruit et qui joue le rôle d’organe de dissémination.

Structure du Style. — Cette partie du carpelle est composée de cellules allongées, lâchement unies entre elles et désignées sous le nom de tissu conducteur , parce que c’est entre elles, comme nous le verrons bientôt, que cheminent les tubes polliniques au moment de la fécondation, depuis le stigmate jusqu’à la cavité de l’ovaire. On y trouve aussi, comme il a été dit, des faisceaux fibrovasculaires ; le tout est recouvert par l’épiderme.

Stigmate. — Le stigmate (1), organe glanduleux qui surmonte le style, est sessile quand son support fait défaut; il repose alors directement sur le carpelle (fig. 95,/, n et 111, F, n). Sa surface est comme veloutée, papilleuse et imprégnée d’une sécrétion visqueuse.

Il est simple ou multiple , selon le nombre des carpelles ; quand il y en a plusieurs, les stigmates peuvent être tout à fait distincts ou bien soudés dans une étendue variable, mais toujours on peut y reconnaître des divisions qui indiquent le nombre des carpelles. Suivant le nombre et la profondeur de ces divisions, on dit les stigmates bilobés , trilobés , etc., bifides , trifides , etc.

Structure du stigmate. — Le stigmate est formé de cellules prolongées en manière de papilles (fig. 111, n), qui lui

Évolution.

(1) Stigmate } de cTi'y^ot. , qui est marqué cle points.

LA FLEUR

donnent son aspect velouté ou mamelonné ; au moment de la fécondation, les grains de pollen tombent sur ces papilles, où ils sont retenus par une humeur visqueuse sécrétée par ces cellules et propre à les faire germer, c’est-à-dire à provoquer la formation du tube pollinique.

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