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GERMINATION DU POLLEN

avec le stigmate, ils ne restent pas inactifs. En effet, tandis que le contact de l’eau pure rompt les membranes du pollen

Fig. 125. — Germination du pollen et marche des phénomènes de la fécondation; 1, grain de pollen en voie de germination ; 2, grain de pollen triédrique de VEpilobium hirsutum , hérissé de longs lilaments et pourvu de porcs qui donnent passage à deux tubes polliniques (a, b); 3, un tube pollinique de Mornordica elalerium, présentant des renflements irréguliers ; 4, coupe longitudinale d’un pistil d’Hélianthême ; a, paroi de l’ovaire ; b , tissu conducteur ; c, papilles stigmatiques; d, grains de pollen en germination ; e, ovules auxquels arrivent les tubes polliniques; 5, fécondation de l’ovule dans la Fritillaire impériale; a, paroi du nucelle ; b , un tube pollinique ; c , le sac embryonnaire ; d, e, la cellule embryonnaire, qui deviendra l’œuf végétal ; les deux synergides, qui n’ont pas été figurées, devraient la surmonter ; f, cellules antipodes; 6, cellule embryonnaire après la fécondation ; elle s’est déjà divisée en deux cellules ( c ) ; a, tube pollinique ; b, paroi du nucelle ; d, albumen ou endosperme ; 7, embryon de Pislia ovuta, dont le développement est plus avancé.

et laisse échapper en pure perte la fovilla qu’elles renfer-

FÉCONDATION DES VÉGÉTAUX

Phénomènes intimes de la fécondation.

maient (ce qui a lieu fatalement quand, au moment de la floraison, des pluies abondantes se produisent), les ovaires n’étant pas fécondés ne grossissent pas ; c’est cet accident que les jardiniers désignent sous le nom de coulure. Au contraire, le contact du suc visqueux qui imprègne le stigmate détermine la germination des grains de pollen. Ceuxci absorbent par endosmose une certaine quantité de liquide, lequel a pour effet de distendre leurs parois ; bientôt, au niveau d’un ou plusieurs des pores qu’ils présentent et où la membrane externe ou exhyménine manque, se fait une sorte de petite hernie, une saillie de l’endhyménine distendue par la fovilla, qui s’allonge de plus en plus, pour former le boyau ou tube pollinique.

Cette germination se fait parfois alors que le pollen est encore renfermé dans l’anthère, surtout quand le stigmate étant très voisin de celle-ci, il peut l’humecler de sa sécrétion.

Les tubes polliniques s’enfoncent dans les interstices des papilles stigmatiques et suivent toute la longueur du style formé par le tissu conducteur , en se nourrissant de la substance des cellules au contact desquelles ils se trouvent. Ils arrivent ainsi, en plus ou moins grand nombre, jusqu’à la cavité de l’ovaire, selon la quantité d’ovules à féconder, car chacun de ceux-ci doit recevoir un tube pollinique.

La marche des tubes polliniques à travers le style est plus ou moins rapide ; ainsi, dans le Safran, dont le style a une longueur de 5 à 10 centimètres, ils ne mettent qu’un à trois jours, tandis que pour celui de l’Arum, qui n’a que 2 ou 3 millimètres, il leur en faut cinq. Il est même des plantes, les Orchidées, où ils emploient des semaines et des mois pour arriver à destination.

Quant le tube pollinique rencontre le sommet de l’ovule, il s’insinue par le micropyle et arrive au nucelle, au contact duquel il s’aplatit. La fovilla traverse alors la paroi du tube où elle était enfermée, puis la mince membrane de l’une des synergides ou vésicules synergiques (voy. p. 173), pour pénétrer dans celle-ci. A son tour, cette dernière laisse passer une partie de son contenu dans la cellule embryon-

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