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GERMINATION DU POLLEN

naire sous-jacente. Bientôt il se forme dans cette dernière un noyau, qui peu auparavant, n’y existait pas. On est porté à croire que ce noyau n’est autre que celui que renfermait le tube pollinique lui-même, lequel se serait diffusé pour pénétrer à travers la membrane de la cellule embryonnaire et se condenserait aussitôt après. Quoi qu’il en soit, ce noyau se réunit bientôt à celui de la vésicule embryonnaire elle-même, pour n’en former qu’un seul.

A partir de ce moment, la fécondation est accomplie, l’ovule s’est transformé en œuf végétal, pour nous servir d’une expression empruntée au règne animal; et dès lors il est susceptible de se développer en un nouvel individu semblable à celui dont il procède. Il va aussitôt se passer en lui toute une série de changements , qui aboutiront d’abord à sa transformation en graine.

Peu après les phénomènes qui viennent d’être 'exposés, l’une des vésicules synergiques, celle qui n’a pas pris part à la fécondation et dont le rôle est nul, se détruit, de sorte qu’il n’en reste plus trace.

Quant aux vésicules antipodes (voy.p. 173), leurs fondions dans le phénomène de la fécondation sont encore complètement inconnues.

Dès que l’ovule est fécondé, le micropyle se resserre, s’oblitère et étrangle le tube pollinique qui se résorbe sans laisser de traces.

Le rôle de la fleur est désormais achevé ; le périanthe perd ses brillantes couleurs, se flétrit et tombe le plus souvent; parfois cependant il persiste, le calice surtout, qui même à partir de ce moment, peut prendre un plus grand développement, être, comme on dit, accrescenty et faire partie intégrante du fruit. Les étamines et le style se dessèchent et tombent, du moins dans la règle générale, car assez souvent celui-ci persiste et devient un organe de dissémination des graines.

Dès lors la fleur a cessé d’exister et le fruit commence son évolution (1).

L'ovule devenu l’œuf végétal.

Evolution des autres parties de la fleur.

(1) Pour les phénomènes chimiques qui accompagnent la floraison et la fécondation, voyez le Chapitre de la Respiration.

Embryon et filet suspenscur.

Parties constitutives de l’embryon.

196 FÉCONDATION DES VÉGÉTAUX

ÉVOLUTION DE L’OVULE A PARTIR DE SA FÉCONDATION. — L’o-

vule fécondé, devenu par conséquent un nouvel organisme, rudimentaire, il est vrai, Y œuf végétal, en un mot, ne tarde pas à s’allonger et à se diviser en deux cellules, par production d’une cloison transversale (fig. 125, 6, c). Le plus souvent, la cellule inférieure contribuera seule à former Yembryon , l’autre se transformant en un petit fdet, dont la partie supérieure est fixée à la voûte du sac embryonnaire, tandis que l’inférieure porte l’embryon; on l’appelle, pour cette raison, le suspenseur.

L’embryon proprement dit ne tarde pas, par suite de son accroissement et de divisions intérieures successives, à montrer deux petites saillies (Dicotylédones) ou une seule (Monocotylédones), première trace des cotylédons , en même temps que d’autres cloisons divisent sa partie centrale en

Fig. 126. — Coupe longitudinale du fruit très grossi du Maïs; c , péricarpe doublé du tégument de la graine ; n, point où s’insérait le style ; fs, pédicule du fruit ; eg, cw, albumen, dur et jaune à la périphérie, mou et blanc vers le centre ; ss, sc, cotylédon unique enveloppant l’embryon ; c, épiderme du cotylédon ; si, tigclle ; w, radicule ; ws, gaîne de la radicule ; le, gemmule. Les lignes blanches qui parcourent l’embryon et le cotylédon représentent les faisceaux fibro-vasculaircs.

plusieurs couches emboîtées les unes dans les autres représentant Y épiderme , Yécorce et le bois de la nouvelle

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