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FÉCONDATION ET DÉVELOPPEMENT DE L’EMBRYON

plantule. Enfin, celle-ci s’allonge par ses deux extrémités et présente, d’un côté, la radicule et de l’autre, la tigelle, où l’on peut souvent même distinguer déjà un rudiment de bourgeon foliaire, la gemmule (fig. 1°26).

En outre, aussitôt la fécondation accomplie, le sac embryonnaire est le siège d’un travail, qui a pour effet d’y former un dépôt parfois très abondant d’une réserve nutritive qui servira au développement de l’embryon, et qu’on appelle albumen ou endosperme. Si l’embryon l’absorbe complètement pour subvenir à sa croissance, il n’en reste pas trace dans la graine mûre ; mais souvent il en persiste une quantité plus ou moins considérable, dont l’aspect et la consistance lui ont valu les désignations de farineux ou amylacé (Graminées), oléagineux ou charnu (Ricin, Pavot), corné (Dattier, Caféier, Phytelephas) ; c’est même l’albumen de ce dernier qui constitue Y ivoire végétal , employé aux même usages industriels que l’ivoire animal.

Lorsque l’embryon devient très volumineux, il remplit tout le sac embryonnaire et digère tout l’albumen; mais les cotylédons qui se sont gorgés de matières nutritives aux dépens de celui-ci constituent à leur tour une réserve que l’embryon absorbera au fur et à mesure de ses besoins, au moment de la germination.

Indépendamment de cet albumen interne ou endosperme, formé dans le sac embryonnaire, il peuts’en former un second en dehors du premier, aux dépens du nucelle. Celui-ci, en effet, qui disparaît souvent en entier avant même la fécondation, persiste parfois et peut s’accroître en se gorgeant de substances nutritives; on donne à cet albumen le nom de périsperme. Il est tantôt de durée éphémère et promptement absorbé par l’embryon, comme dans l’Amandier, et tantôt plus durable, comme dans le Balisier. Enfin, l’endosperme et le périsperme peuvent exister simultanément; la graine est alors pourvue de deux albumens emboîtés l’un dans l’autre (Pipéracées, Nymphéacées).

Fécondation et développement de l’Embryon chez les Gymnospermes. — L’histoire de la fécondation telle qu’elle

Formation de l’albumen ou endosperme.

Albumen citerne ou périsperme.

FÉCONDATION DES VÉGÉTAUX

vient d’être exposée, s’applique à la plupart des plantes phanérogames; mais il est un groupe spécial, qui offre des particularités importantes qu’on ne peut passer sous silence.

Ce groupe est celui des Conifères ou Arbres verts, encore désignés sous le nom de Gymnospermes (y up.voç, nu, et arapp-a, semence), parce que leurs ovules ne sont pas renfermés dans des ovaires clos de toutes parts, contrairement aux plantes qu’on a eu en vue jusqu’ici, les Angiospermes, (àyYeïov, vase, ffrapp-a, semence), dont les ovules sont protégés

Fig. 128.

Fig. 127. — Vue schématique de la fécondation d’une Conifère ; m, micropyle i, enveloppe de l’ovule ; p, grains de pollen envoyant chacun un tube pôllinique (s, s) aux corpuscules {h, c) ; e , albumen.

Fig. 128. — I, Corpuscules de Genévrier (Juniperus commuais ) (gross. 300 fois); a, tube pôllinique; b, cellules en rosette des corpuscules; c, corpuscules; d, cellules embryonnaires ; e, endosperme ; II, un corpuscule isolé ( c ) avec l’embryon (/) en voie de développement.

par une enveloppe complète. Aux Gymnospermes appartiennent les Pins, Sapins, Thuya, Cyprès, etc.

Leurs fleurs sont toujours unisexuées, leurs ovules toujours orthotropes et pourvus d’un tégument unique. Le

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