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CLASSIFICATION DES FRUITS

Capsule drupacêe ou noix, diffère du fruit Déhiscents. précédent par son péricarpe plus coriace, f (Amandier, Noyer, Cocotier).

Constitution et structure de la Graine.

Graine; ses enveloppes; l’Embryon. — L’ovule, en passant à l’état de graine sous l’influence de la fécondation et en arrivant peu à peu à la maturité, éprouve, comme on l’a vu précédemment, des changements considérables, le plus souvent par augmentation du nombre de ses parties constituantes, plus rarement par leur réduction. Ainsi, tandis que dans la règle l’ovule se compose d’une petite masse centrale, le nucelle, et de deux enveloppes, il peut arriver qu’à la maturité, par suite du dédoublement de l’une d’elles, il en existe trois ou même quatre, comme cela se voit pour le Ricin. Par contre, il peut se faire que l’enveloppe de la graine se compose d’un tégument unique.

Le tégument de la graine ou épisperme (fig. 131, e), peut être sec et membraneux, comme dans le Pêcher, le Noisetier, le Noyer, ou dur et épais, comme dans le Pin, ou bien charnu, ainsi que le montre la Grenade.

Sa surface est ordinairement lisse, mais assez souvent marquée de dessins en relief, de lignes sinueuses, de côtes ou de ponctuations. Les cellules qui entrent dans la constitution de l’épisperme offrent une grande variété au point de vue de leur dimension, de leur forme et du nombre de leurs couches superposées. Souvent, les plus superficielles sont transformées en poils, qui peuvent acquérir une grande dimension, comme dans le Cotonnier, où elles constituent le coton ; parfois elles sont groupées seulement en certains points, sous forme d’aigrettes, qui servent à la dissémination des graines. Enfin, dans l’épaisseur du tégument se ramifient des faisceaux libéro-ligneux.

La partie renfermée sous le tégument de la graine est Y amande (fig.131), qui se compose de l’embryon seul ou accom-

égumentde la graine.

Amande.

FRUIT ET GRAINE

pagné d’un endosperme ou d’un périsperme, ou même des deux à la fois.

Embryon. L 'embryon (fig. 126), est formé d’un petit cylindre, la ticjelle [st)j présentant une extrémité conique, la radicule (w), tandis que l’autre extrémité est très renflée, ovoïde ou aplatie, souvent facile à séparer en deux parties, les cotylédons (fig. 135, I, c), entre lesquels se voit un très petit cône végétatif qui surmonte la tigelle et qui présente souvent un bourgeon foliaire microscopique, la gemmule (fig. 126, k). Dans les Monocotylédones (fig. 126), il n’y a qu’un cotylédon (ss, sc), qui offre sur un de ses bords une petite fente au fond de laquelle est logé le cône végétatif delà tigelle. Chez les Conifères, il y en a souvent plusieurs.

Les cotylédons sont épais et charnus, ou minces, membraneux et différemment repliés et plissés' selon, que l’albumen a disparu ou qu’il a au contraire persisté. Lorsque l’albumen existe, l’embryon y est ordinairement plongé, mais de façon, en tout cas, !à être très rapproché du micropyle de la graine, vers lequel se trouve toujours dirigée la radicule (fig. 135, 1, y)\ quelquefois, au contraire, il est situé en dehors de cette réserve nutritive, autour de laquelle s’étale un des cotylédons.

Agents de DISSÉMINATION DES FRUITS ET DES GRAINES. — Les agents la dissémination: dissémination des fruits et des graines sont fort variables,

comme on va le voir. Un certain nombre de fruits sont

lèvent; pourvus d’organes légers, grâce auxquels ils peuvent être soulevés par le vent et emportés à des distances souvent considérables. Ainsi ceux des Chardons, des Bluets, des Salsifis, des Pissenlits (fig. 133), portent des aigrettes de forme variable, sortes de parachutes qui leur permettent de flotter en l’air. Toutes les espèces de la famille des Composées sont ainsi pourvues de semblables organes de dissémination. Dans d’autres plantes, c’est la graine elle-même qui offre une particularité analogue ; telle est celle du Saule. D’autres fois, au lieu d’une aigrette, le fruit est pourvu d’un organe étalé en manière d’aile, et qui sert à jouer un rôle identique : ceux de l’Érable et de l’Orme, que l’on voit

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