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REPRODUCTION DES PRÊLES OU ÉQUISÉTACÉES

ou moins nombreux, sur lesquels naîtra enfin la plante définitive sous la forme d’un bourgeon, qui produira des racines par la base, une tige feuillée par le haut (II).

Le cycle de végétation et de reproduction des Mousses est donc singulièrement compliqué. En effet, si nous parlons de la spore , nous voyons successivement se développer le prothalle ou proembryon , la plante feuillée ou la Mousse proprement dite, sur laquelle apparaissent ensuite des organes reproducteurs , qui donnent naissance à une oosphère fécondée; enfin vient la génération asexuée des spores , que nous avons prises pour point de départ de tout le cycle du développement.

Reproduction des Prêles ou Equisétacées. — Ces Cryp-

Fig. 148. — Reproduction des Prêles ( Equisetum arvense) (grand, nat.) ; I, rameau fructifère; a, les fruits; b , gaine; II, un sporange grossi recouvert d’une sorte de bouclier (<?), et porté par un pédicule ( d ) ; III à VI, spores if), et leurs élatères (e) diversement repliés (gross.200 fois); VII, coupe transversale de la tige de l 'Equisetum limosuin (gross. 10 fois) ; h, lacune centrale ; h fl, lacunes sur deux rangées alternes entre elles et creusées les unes dans le cylindre externe ou cortical (lacunes valléculaires), les autres dans le cvlindrc central (lacunes carénales); k, faisceaux libro-vasculaires.

FORMES ALTERNANTES

togames, à qui leur port tout spécial a valu le nom de Queues de cheval, et qui abondent sur les talus de nos fossés offrent leurs organes reproducteurs disposés en épis à l’extrémité des tiges. On y voit de nombreux sporanges disposés en verticilles serrés et dont chacun offre la forme d’un clou dont la tête, recouverte d’une sorte de bouclier, serait dirigée en dehors. Les spores ou séminales renfermées dans ces sporanges et qui à un moment donné sont mises en liberté, sont très remarquables ; elles sont recouvertes de trois membranes, dont l’externe se divise en quatre petits rubans disposés en croix et qui restent adhérents à la séminule au point de leur entrecroisement. Ces filaments ou élatères sont très hygrométriques et s’ouvrent ou se ferment avec rapidité sous l’influence du moindre changement dans le degré d’humidité de l’air, comme on l’observe facilement au simple contact de l’haleine. La séminule en germant se transforme en un prothalle ou proembryon, en forme de ruban, qui produira des anthéridies et des archégones. Les anthérozoïdes, formés dans les premières, ont la forme d’un ruban spiral portant un paquet de cils vibratiles à une de ses extrémités. Quant aux archegones , ils renferment chacun une oosphère qui, fécondée, devient l’embryon, point de départ de la

plante définitive.

En partant de la séminule, nous rencontrons donc successivement un proembryon , sur lequel se forment les

Fig. 149. — Fronde de Fougère ( Scolopcndrium o/[icinarum ), avec nombreux sporanges disposés le long des nervures.

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