REPRODUCTION DES FOUGÈRES
organes sexuels, anthcridies et archégones, d’où résulte l'embryon, puis la plante définitive qui, par génération asexuée, donne naissance aux séminales.
Il y a donc cette différence avec le cycle évolutif des Mousses, qu’ici c’est le proembryon qui porte les organes mâles et femelles, tandis que dans les Mousses c’est au contraire la plante définitive, c’est-à-dire, l’individu né du proembryon.
Reproduction des Fougères. — A la face inférieure des frondes ou feuilles des Fougères (fig. 149), on remarque souvent, le long des nervures, de petits corps régulièrement disposés. Ce sont des sporanges , qui réunis plusieurs ensemble et souvent recouverts d’une excroissance de l’épiderme de la fronde ( indusie ), constituent des sores (fig. 150). Dans les sporanges se développent des spores qui, placées sur un sol humide, 'germent au bout d’un
Fig. 150. — Fruits des Fougères ; I, foliole d’une fronde de Fougère ( Polyslichum spinulosum), avec un groupe de sporanges [h), développé sur une nervure secondaire (h); r, nervure principale (gross. 10 fois); II, un sporange, vu de face; III, le même, vu de côté; p, pédicule; r, anneau qui entoure le sporange et qui en se resserrant le déchire pour mettre les spores en liberté; s, spores (gross. 200 fois).
temps souvent fort long. Le résultat de la germination ne sera pas la Fougère proprement dite, mais une production intermédiaire, un prothalle ou proembryon , sous forme
FORMES ALTERNANTES
d’une feuille étalée et aplatie (fig. 151), de petite dimension, sur laquelle se formeront, d’une part, des anthéridies [a), d’autre part, des archégones (b). Les premiers produisent
Fig. 151. — Prothalle ou proembryon de Fougère ; a, archégones ; 0, anthéridies ; c, poils absorbants.
Fig. 152. — Anthéridie de Fougère (Pteris serrulata ), dont la paroi {a), a été ouverte, et d’où sont sortis un grand nombre d’anthérozoïdes, dont les uns (s) sont encore enroulés sur eux-mêmes, dont d’autres ( s ’) sont déroulés, montrent leurs cils vibratiles vers une extrémité et une vésicule a l’autre bout, d’autres enfin (s”) à leur état définitif, sous forme d’un ruban en spiral.
des anthérozoïdes contournés en tire-bouchon, avec l’extrémité antérieure amincie, pourvue de cils vibratiles, à extrémité postérieure renflée entraînant avec elle une petite vésicule autour de laquelle l’anthérozoïde était naguère enroulé (fig. 152). Ces anthérozoïdes pénètrent dans le col des archégones et vont féconder l'oosphère, qui devient l'embryon, lequel formera bientôt, d’un côté, des racines, de l’autre, une tige feuillée, en un mot, la plante définitive.
Il y a donc ici encore alternance de forme ou de génération, puisque nous voyons les spores , développées sans le concours de la fécondation, donner naissance à un proembryon, qui porte à la fois des organes mâles et des organes femelles , de l’union desquels résulte l’oospore qui donne
Fig. 151.
Fig. 152.