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Vasari, t. III, p. 32i

quence fort populaire parmi cette jeunesse, et pour toutes ces raisons on conçoit qu'il ait fait école parmi les peintres de son temps.

On rencontre aujourd'hui, dans un grand nombre de musées et de collections privées, des tableaux où se reconnaît nettement la manière botticellienne, et dont beaucoup sont pompeusement parés du nom même du maître, et ce n'est pointchose aisée, dans cette masse d'ouvrages, de déterminer exactement ce qui lui appartient en propre, ce qui revient au contraire à son école ou à son influence. On s'est, en ces dernières années, préoccupé de faire ce départ difficile, et les ingénieuses recherches de M. Berenson, en particulier, ont apporté quelque lumière en ces délicats problèmes. Malgré cela, il serait plus que téméraire, dans une étude qui commence à peine, de prétendre apporter des précisions trop absolues : c'est donc sous toutes réserves que l'on a tenté ici un classement sommaire de ces œuvres multiples sorties de l'école de Botticelli.

Parmi les élèves du peintre, le plus célèbre assurément fut Filippino Lippi. D'autres, moins illustres, ne furent pas pour le maître de moins fidèles collaborateurs. On cite parmi eux Jacopo di Domenico Papi, qui, dès 1480, était à l'atelier de Sandro, Giovanni di Benedetto Cianfanini, Biagio di Antonio Tucci, bon garçon un peu médiocre et naïf, auquel, s'il faut en croire Vasari, Botticelli faisait parfois des plaisanteries de rapin assez divertissantes*, Jacopo

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