‹ Bouche, pharynx, œsophage, larynx, trachée, corps thyroide, cou, poitrineChapitre 106 sur 194 · C. LYOT. — MALADIES DU CORPS THYROÏDE · texte numérisé non relu

C. LYOT. — MALADIES DU CORPS THYROÏDE

l'oubli. Il ne saurait sans doute en être question à propos des formes nucléaires, des gros goitres colloïdes, encore moins de goitres vasculaires ou constricteurs, mais certaines formes d’hypertrophies thyroïdiennes des adolescents trop peu volumineuses pour que le malade consente à l’intervention sanglante, assez pour être disgracieuses, pourront disparaître après quelques injections qui déposeront l'iode en pleine tumeur.

On a cherché à remplacer l’iode par d’autres solutions plus ou moins caustiques, qui n’ont donné que de médiocres résultats. Mosetig. Carré ont employé l’éther iodoformé. On a préconisé également l’alcool, le chlorure de zinc. Je ne cite que pour mémoire les injections coagulantes de perchlorure de fer tentées par Alquié, aux- (jnelles l’électrolyse tout au moins serait préférable.

IV. Traitement opératoire. — 1° Thyroïdectomie totale. — Je ne signale qu’à titre historique les anciennes méthodes inspirées par la crainte de l’hémorragie ou de l'infection telles que le broiement (Billroth, Gaillet de Reims), la ligature en masse (Heister, Moreau, Mayor', l’emploi de l’écraseur ou de l’anse galvanique, pour exposer d’abord les diverses méthodes d’ablation. Je décrirai ensuite les procédés relevant d'indications spéciales, ligatures artérielles, exothyropexie, trachéotomie.

Les premiers opérateurs (pii tentèrent l’extirpation cherchèrent naturellement à la faire aussi radicale que possible ; on s’attachait à ne pas laisser de débris de la tumeur et on pratiqua nombre d’extirpations totales, mais bientôt l’apparition des accidents graves du myxœdème opératoire attira l’attention] sur la valeur vitale de la glande thyroïde, la thyroïdectomie totale fut complètement abandonnée, on vit s’imposer la nécessité des extirpations partielles et prendre place, à l’instigation de Socin, la méthode des énucléations intra-glandulaires.

2° Extirpation partielle. — Elle peut être pratiquée suivant deux procédés, soit a) en enlevant le lobe malade avec sa capsule propre, extirpation extra-capsiitaire, soit b) en pénétrant en plein tissu malade pour aller directement aux noyaux adénomateux et les extraire par une extirpation sous-capsulaire ou énucléation intra-glandiilaire.

a. Extirpation extra-capsulaire. — Duel que soit le procédé que l’on emploie, et d'ailleurs, on peut ne pas être toujours fixé à l’avance sur ce point, il est nécessaire de bien mettre à découvert le champ opératoire par une incision suffisante. Celle-ci sera dans bon nombre de cas rectiligne, mais longue et parallèle au grand axe de la tumeur, c’est-à-dire suivant à peu près la direction du sterno-mastoïdien, ou bien coudée suivant un angle très obtus ouvert en dedans (Rocher). C’est seulement lorsque l’on aura à agir sur une glande dégénérée dans sa totalité que les incisions en H ou en croissant à concavité supérieure seront de mise. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à

Fig. 96 et 97. — Thyroïdectomie partielle pour un énorme goitre charnu très vasculaire, sufTocant (service de M. Poncet^. Th. de Bkharo.

Fig. 96. — Avant l’operation.

Fig. 97. — Aspect du]malade à la sortie de rhôpital.

Traité de chirurgie.

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