C. LYOT. — MALADIES DE CORPS THYROÏDE
21 cas deux bons résultats et des aiiiélioralious à des degrés divers, .le ra[)pelle aussi que Koclier a vu la ligature des (juatre artères thyroïdieuues être suivie de myxœdèine.
Exotiiyhopkxie. — linagiuée par Jaboulay, cette opération est très en faveur auprès de Poucet et des chirurgiens lyonnais; « elle consiste à exposer ou à luxer à rexlérieur et à Ty maintenir une partie ou la totalité du corps thyroïde atteinte de goitre, dans le but principalement d’obtenir l’atrophie de celui-ci (Ij ». Après large incision cutanée, on isole le goitre comme si on voulait l’extirper, mais en dégageant |)rincipalement ses faces antérieure et externe et en respectant avec soin les })édicules vasculaires. Le plus souvent, on agit sur un lobe seulement ([u’on lixe s'il est besoin j)ar ([ueh{ues
points de suture. L’opération est simple et rapide s'il n’y a pas d’adhérences, et l’hémorragie j)eu à craindre, puis(ju’on évite les points riches en vaisseaux. La tumeur ainsi amenée au deliors (fig. 103 et 104) est entourée de gaze stérilisée de préférence à la gaze iodoformée qui peut donner lieu à des phénomènes d'intoxication. Les jours suivants, la surface du goitre est le siège d'un suintement séreux]al)ondant, les grosses veines, d’abord turgides, s’alïaissent et des phénomènes généraux particuliers se produisent. Poncet les attribue à la résorption de la sécrétion thyroïdienne ou, tout au moins, aux troubles apportés dans la fonction de la glande. Ils sont caractérisés par une élévation de la température à allure spéciale (fièvre thyroïdienne, fig. 102), qui a d’ailleurs été observée aussi après les énucléations. Peu à peu le goitre ainsi luxé au dehors diminue de volume, puis rentre à sa place, la peau le recouvre et la cicatrisation est complète au bout d’un mois et demi à deux mois, laissant il est vrai une cicatrice parti) Voy. Mercredi méd., 1894, p. 62; et Bull. Acad, de méd.., 1894. — Bérard, Thèse de Lyon, 1893. — Poncet, Bull, de la Soc. de Chir., 1894. — Goujon, Thèse de Lyon, 1893. — Albertin, Arc/u'r. prov. dechir., janvier 1895.
GOITRES
fois un peu irrégulière. Ouanl à la lumeur, il n’en reste plus ou presque plus.
La luxation du goitre n'est pas toujours praticable, soit par suite
des difficultés que l’on éprouve à attirer la tumeur au dehors, soit parce que son adhérence à la trachée entraîne ce conduit et provoque la suffocation; Jaboulay, dans ces cas, préconise la simple mise à