‹ Bouche, pharynx, œsophage, larynx, trachée, corps thyroide, cou, poitrineChapitre 117 sur 194 · C. LYOT. — MALADIES DU CORPS THYROÏDE · texte numérisé non relu

C. LYOT. — MALADIES DU CORPS THYROÏDE

Lorsque les kystes sont eiiHammés ou suppurés, c’est l'hémoiTai<ie secondaire qui est à craindre; il arrive que de grosses veines parcourant les parois des kystes et oblitérées par la tlirombose se rompent sous rinfluence de la diminution de pression. Il en résulte des hémorragies abondantes et répéléc's et l’infection veineuse est à peu près fatale.

F;- Pour résumer cette question du traitement des goitres, il faut convenir, dans l’impossibilité 011 nous sommes de distinguer ceux qui sont susceptibles de rester stationnaires <le ceux qui, à un moment donné, peuvent s’accompagner d’accidents, que l'intervention chirurgicale doit être conseillée toutes les fois que la tumeur grossit et que le traitement médical a échoué. Elle sera ainsi d'autant plus bénigne qu’elle aura été plus hâtive, et ou évitera de se trouver aux prises avec ces volumineuses tumeurs partout adhérentes dont le pronostic opératoire reste encore aujourd’luii grave. 11 est bien entendu, en dépit des bienfaits de la médication thyroïdienne, qu’on rejettera absolument les thyroïdectomies totales. On res]iectera. suivant les conseils de Widtler et d'Kiselberg, au moins un quart d(‘ la glande.

Les statisti([ues des opérateurs d’aujourd’hui deviennent de plus en plus brillantes, la mortalité suivant les opérateurs varie entre 10 p. 100 et I ]). lOO, mais il est inutile de les citer, car peu de goitres sont conq)arables entre eux.

2“ CANCEIU

Nous décrirons (tans ce cluq)itre aussi bien les dilïerentes variétés d’épithélioma connues sous le nom d'adénomes malins et de goitres métastatiques, (pie les carcinomes proprement dits, en nous rapportant, pour s])écitier le cancer, uniquement aux caractères cliniques de la malignité, c’est-à-dire à la })ropriété de récidiver sur place et de créer des métastases; car, comme nous le verrons, l’histologie seule ne peut pas nous fournir un critérium suffisant entre les goitres bénins et les goitres malins, fasiiect des coupes étant parfois identique.

Étiologie. — Ainsi qu'on l'observe d'ordinaire dans les autres régions, le cancer thyroïdien se rencontre le plus fréquemment entre quarante-ciiit{ et soixante ans. Cependant, il n’est pas absolument rare d'en observer sur des sujets moins âgés. Bruns, Rillroth, Wôlfler en ont vu chez des jeunes filles de vingt-sept, vingt-cinq et vingttrois ans. Demme en a signalé un cas chez l'enfant.

Une particularité étiologique qu’il importe de faire ressortir, c’est (pie dans un très grand nombre des cas le cancer se développe sur une thyroïde déjà atteinte de goitre, et c’est ainsi qu’il est considérablement plus fréquent dans les pays à goitre, que la femme est

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