PLAIES DU CAXAL THORACIQUE AU COU
sont là des complications que nous ne devons plus observer, après line ligature.
Restent les accidents cérébraux par gène de la circulation veineuse. Ce sont eux qui avaient conduit à tenter la ligature latérale; cette ligature n’a donné jadis que des résultats déplorables; Blasius, cité par Peyrot, rapporte cinq morts sur sept cas. 11 est vrai qu’aujourd'hui ce procédé, appliqué avec une asepsie parfaite, a donné de bien meilleurs résultats, témoin les observations de Marquardt (1), de Kadazki(2), de Lewis S. Pilcher (3), etc. Mais malgré ces progrès, la ligature latérale reste une méthode incertaine à laquelle on préférera la double ligature au-dessus et au-dessous de la plaie veineuse. Sappey et Xicaise (4) ont bien montré que la multiplicité des voies de suppléance, la dérivation facile par les jugulaires postérieures et les veines rachidiennes (5), mettent à l’abri des accidents cérébraux. Dussutour (6), Vaudey (7), Gay (8), Tipton (9), Woodmann (10), etc., ont cité de nombreuses observations où la double ligature n'a ilonné que des succès.
La suture veineuse a été considérée jusqu’à nos jours comme une mauvaise méthode ; cette question, très modifiée actuellement par l’asepsie, est encore à l'étude; mais déjà il est démontré expérimentalement que la suture veineuse est possible, avec conservation de la perméabilité du vaisseau (11 et si nous n’avons pu relever d’exemple de suture de la jugulaire interne, nous trouvons du moins quelques observations et, en particulier, celle de Ricard (P2), oii la suture d’autres grosses veines a été pratiquée avec succès.
En résumé, c’est encore à la ligature au-dessus et au-dessous de la plaie qu’il faut se rattacher, mais il est permis de penser que les progrès actuels rendront la suture d'une application plus courante pour les plaies des veines importantes comme la jugulaire interne.