III. - PLAIES DD CANAL THORACIQUE AU COU
Dans la littérature médicale, on ne trouve aujourd'hui ({ue trois cas de plaies du canal thoracique à la région cervicale, toutes trois produites par le chirurgien au cours d’opérations. Deux fois le canal
(1) Marquardt, Deutsche milit. Zeitschrift, n» 10, 1870.
(2) K AD AZKi, Journ. de mêd. milit. russe, 1873.
(3) Lewis S, Pilcher, Ann. of Annt. and Surff., Aiijr, 1883.
(4) XiCAisE, thèse d'agrégation, 1872.
(5) Walther, thèse de doctorat, 1885.
(6) Dussutour, thèse de Paris, 1873.
(7) Vaudey, Plaies et ligature de la jugulaire interne, thèse de Paris, 1800.
(8) Gay, The Lancet, London, vol. i, 1870, p. 126.
(9) Tipton, Xew-York med. Journ.. 2 juillet 1887,
(10^ Woodmann, British med. Journ.. 18 octobre 1873.
(11) ViLLAR, Sutures et anastomoses des veines {Mercredi médical, 13 novembre 1895). — R. Petit, Comptes rendus de la Soc. de biol., 1895.
(12) Ricard, ,\c Congrès de chirurgie — Mercredi médical, 13 nov. 1895.
J. ARROU. — MALADIES DU COU
Ihoraciqiie fui coupé par A. Cooper et Fergusson (1), pendant la ligature de la sous-clavière; dans un cas de Bœgehold, c'est avec la curette tranchante dans une extirpation de tumeur carcinomateuse de la région sus-claviculaire gauche, faite par ^^'ilms, que le canal thoracique fut ouvert.
Les auteurs sont d’ailleurs assez brefs sur ce sujet; nous signalons seulement l’article de Poinsot (2) et le mémoire de Bœgehold (3), cité par ^^'allher dans le Traité de chirurgie de Duplay et Beclus (t. p. 673).
Dans le fait rapporté par ce dernier auteur, on fit simplement le tamponnement et le malade guérit sans aucun accident. 11 semble donc que le tamponnement et la compression soient recommandables en pareil cas.
Tout récemment Biedl (4) a communiqué à la Société império-royale des médecins de Vienne les résultats de la ligature expérimentale du canal thoracique chez le chien. Le pancréas, la racine du mésentère, le tissu rétro-péritonéal et périnéal olfraient une coloration blanche ; enfin la glycosurie était constamment observée.
Il serait intéressant de savoir si des modifications analogues existent chez l'homme en pareil cas; mais aucun fait jusqu'ici ne nous renseigne à ce sujet.