III. — CONTUSIONS ET RUPTURES DU CŒUR ET DU PÉRICARDE
Bien qu’elles soient connues depuis fort longtemps, il faut arriver en 1834 pour trouver un travail d’ensemble sur ce sujet. Dezeimeris (1) a réuni la plupart des observations connues, et a cherché à préciser l’anatomie pathologique et le mécanisme de ces lésions.
Morel-Lavallée, en 1860, puis en 1863, décrit le bruit de moulin dans les traumatismes du thorax. Fischer (*2), en 1868, réunit 76 cas de ruptures du cœur. Ueynier (1880), dans sa thèse, étudie cliniquement et expérimentalement le bruit de moulin dans les traumatismes du thorax.
Heidenhain, en 1895, a publié un assez grand nombre d’observations.
Étiologie. — Les causes des contusions et ruptures du cœur sont les mêmes que celles que nous avons déjà signalées en étudiant les ruptures du poumon. Comme ces dernières, elles peuvent coïncider avec des fractures de côtes ou du sternum. Mais seuls, les cas où le fragment n’a pas déterminé la rupture doivent être décrits ici; les autres, en ellet, rentrent dans les complications des fractures de côtes et du sternum. Ces derniers semblent être, de beaucoup, les
(1) Dezeiinieris, Arch. gén. de méd., 1 août 1834.
(2) Fischer, Arch. fur klin. Chir.., Bancl IX, 1868, p. 571.