PLAIES NON PÉNÉTRANTES DE LA POITRINE
appuyant de haut en bas, sur l’appendice, il le vit se rabattre avec un claquement sec.
Le déplacement de l’appendice xiphoïde peut se faire en avant ou . en arrière.
Dans le déplacement en avant, les symptômes furent peu marqués,, la réduction fut facile. Gallez maintint l’appendice en place à l’aide de petites compresses, fixées au thorax par des bandelettes d’emplâtre agglutinatif.
Il n’en fut pas de même dans le déplacement en arrière.
Dans les deux cas connus, il s’accompagnait de vomissements qui,, chez le malade de Billard, furent tels que cet homme fut près de mourir. Billard incisa les téguments, introduisit un crochet sous l’appendice, et put le redresser. Le malade guérit.
Il n’est pas douteux que, dans un cas semblable, il faille imiter ce chirurgien, et, au besoin, réséquer l’appendice, s’il était impossible de maintenir la réduction.
Il faut d’ailleurs toujours essayer de ramener l’appendice en place par des manipulations externes, comme le fit Martin, chez un jeune homme de dix-huit ans, où il put saisir entre ses doigts l’appendice déplacé et le ramener à sa position normale ; au moment de la réduction, il entendit un petit craquement.
Il peut se faire, comme chez le malade de Clarus, que la consolidation ne se fasse pas. Chez cet homme, où le cartilage fut déplacé en haut et à gauche, il était encore mobile avec crépitation neuf mois après l’accident. Le malade n’éprouvait aucune douleur.