‹ Bouche, pharynx, œsophage, larynx, trachée, corps thyroide, cou, poitrineChapitre 170 sur 194 · VI · texte numérisé non relu

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CH. SOÜLIGOUX. — AFFECTIONS DE LA POITRINE

et j’ai par.coiirii à ce sujet un «rand nombre d’observations, la fièvre, dans la plupart des cas où le sang contenu dans la plèvre a été •reconnu aseptique, est due plutôt à une pneumonie traumatique api'à réjianchement de sang lui-mème. Deux laits me semblent militer tkorlement en laveur de celte opinion. — 1. La fièvre ne survient 'gtfère que dans les trois ou quatre jours qui suivent l’accident. Je »’ai pas trouvé un seul cas où la fièvre fut notée dès les preaniers moments de l’épanchement sanguin. — *2. Dans un grand ;T3omî>re de cas oii la fièvre a été signalée, on a eu à intervenir ^>our une complication inflammatoire de la plèvre, du poumon ou de la plaie cutanée.

Je pense donc que les faits signalés de fièvre aseptique, trop bien observés pour être niés, sont exceptionnels, et (pi’à côté d’eux se trouvent ceux, bien plus fréquents, où la fièvre est due à une cause sepli(iue. 11 faut donc toujours se tenir en garde contre une complication inflammatoire, car je ne connais aucun signe qui permette de séparer la fièvre aseptique de la fièvre septique. Une ponction exploratrice et l’examen bactériologique du liquide viendront trancher la (piesfion et commander fintervention ou l’abstention. C’est ce que ht d'ailleurs .M. J'uffier dans le cas rapporté à la Société de chirurgie. Si le liipiide est aseptique, il y a de bien grandes chances pour que l'élévation de température soit due à la pneumonie traumaticpie.

Traitement des plaies pénétrantes de poitrine. — I. Plaies pénétrantes simples. — Elles ne présentent en réalité que deux symptômes à traiter, c’est Vhémorragie qV\q pneiimolhorax.

{.'hémorragie, dans ce cas, doit être arrêtée, là comme ailleurs, par la conqiression des lèvres de la plaie ou par la ligature, si cela est possible. Dans le cas oii la conq:)ression serait insuffisante et où la ligature, à cause du peu d’étendue de la plaie, serait impossible, il faudrait l’élargii- ou |)rali({uer, au besoin, une résection sous-périostée de la côte et lier le vaisseau. Mais, dans beaucoup de cas, il est bien difficile de savoir si l'on a réellement affaire à une lésion des artères thoraciques, et le traitement est le même que celui ({lie nous étudierons en parlant dans un instant de l’hémothorax en général.

Wetzel (1), dans un cas d’opération sur le thorax, ayant ouvert largement la plèvre, et préoccupé de débarrasser rapidement la cavité de son contenu, employa le procédé suivant qui consiste à transformer le pneumothorax en hydrothorax artificiel, puis à vider celui-ci. Une sonde métallique mise en communication avec un grand irrigateur contenant une solution boriquée faible et chaude, est introduite dans la plèvre par l’extrémité antérieure et

(1) Wetzel, Centralhlati für Chir., n° 28, 1800.

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