I. - TUMEURS DES PAROIS THORACIQUES
Elles ont leur point de départ dans les parties molles ou dans le squelette.
U Tiiineiirs des parties molles. — La peau et ses annexes, le tissu cellulaire sous-cutané, les muscles, présentent, au thorax comme ailleurs, les variétés de tumeurs décrites au tome I (1).
Nous ne ferons donc que signaler fibromes de la peau, ou du tissu cellulaire sous-cutané ; les angiomes, les sarcomes, (jui ne présentent aucune particularité intéressante. La fréquence du molliisciim au niveau de la peau dorsale est à noter.
Les cancroïdes ou épithéliums cutanés, moins fréquents qu’à la face, sont d’ordinaire la suite des taches croi'iteuses, noirâtres, connues sous le nom de « crasses des vieillards », (lu’il n’est pas très rare d’observer à la région thoracique antérieure.
Ouant aux kystes sébacés, ils sont relativement rares.
De toutes les tumeurs des ])arties molles, les lipomes représentent la variété la j)lus fréquente ; ils peuvent ac(piérir un volume considérable, tel un cas de Terrier (2) où le poids de la tumeur eidevée dépassait 10 kilos : il s'agissait d’un énorme myxo-lipome pédiculé de la région mammaire.
Comme dans toutes les autres régions, on pourra observer des lipomes et des sarcomes intramusculaires, des épilhétiomas secondaires, par propagation des tumeurs du sein.
Nous signalerons surtout les kystes hydatiques intramusculaires, en raison des difficultés de diagnostic qu’ils présentent. Maguet, dans sa thèse (3), a trouvé 8 cas dans le grand pectoral sur 130 cas de kystes musculaires qu’il a réunis. Ils sont bien souvent confondus, jusqu’au moment de l'intervention, avec les tumeurs fluctuantes ou pseudo-lluctuantes des parois thoraciques à kystes congénitaux, kystes hématiques, abcès froids, lipomes. Dans une observation récente de M. Thiéry (4), un kyste hydatique du grand pectoral fut pris successivement pour un adéno- fibrome kystique de la mamelle, et un abcès froid d’origine costale.
2° Tumeurs du sciuelette. — Ouelques-unes d’entre elles ont donné lieu, comme nous le verrons, à d’importantes interventions chirurgicales.
(1) Voy. tome I, Lésions de la peau et affections du tissu cellulaire souscutané, par J. L. Faure.
(2) F. Terrier, Énorme myxome lipomateux de la paroi thoracique [Revue de chir., 1894, p. 489).
(3) Maguet, Kystes hydatiques des muscles volontaires; thèse de Paris, 1888.
(4) Thiéry et Lecoeur, Kyste hydatique suppuré du grand pectoral [Bull, de la Soc anal., novembre 1896, p. 764).