‹ Bouche, pharynx, œsophage, larynx, trachée, corps thyroide, cou, poitrineChapitre 48 sur 194 · V. - TUMEURS DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE [l · texte numérisé non relu

V. - TUMEURS DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE [l

Les tumeursde la glande sous-maxillaire sont rares, et cette rareté est assez singulière étant donnée la fréquence des néoplasmes dans la parotide. Elles sont décrites depuis peu de temps. Boyer ne les connaissait pas et Velpeau en niait l’existence. Pour lui, toute tumeur de la loge sous-maxillaire prenait invariablement naissance aux dépens des ganglions. A cette époque, il est vrai, les observations publiées, d’ailleurs en petit nombre, prêtaient facilement à la critique. Les faits de Sicherer, de Petrunti, de Goyrand, de Colson, n’établissaient pas le moins du monde d’une façon péremptoire l’existence de ces tumeurs. Depuis, cette histoire s’est faite lentement; nombre de mémoires ont été publiés à ce sujet, et il n’est pas douteux (|ue la glande sous-maxillaire ne puisse être le siège de tumeurs très variées et très complexes. Ces tumeurs sont parfois de nature absolument l)énignes, comme par exemple les kystes salivaires delà sousmaxillaire, fort rares à la vérité (Gross, Péan), mais ce sont le plus ordinairement, soit des tumeurs mixtes, adéno-chondromes, adénomyxomes, soit des tumeurs d’emblée malignes, épithéliomes, sarcomes.

Les tumeurs mixtes sont de tous points comparables à celles des

(1) Talazac, thèse de Paris, 1SG9. — Bouhehex, tlièse de Paris, 1873. — Nepvet', Soc. de chir., 1879. — Jouliahd, thèse de Paris, 1888. — Ponsot, thèse de Lyon,

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