‹ Bouche, pharynx, œsophage, larynx, trachée, corps thyroide, cou, poitrineChapitre 53 sur 194 · ANATOMIE CHIRURGICALE · texte numérisé non relu

ANATOMIE CHIRURGICALE

fournis parle môme auteur sur la longueur de la portion cervicale de la trachée, du cricoïde au sternum, longueur qui, évidemment, est la même pour l’œsophage, on voit les chiffres varier de 5 à 6, 7 et même 8 centimètres.

Tous les auteurs sont d’accord pour admettre qu’il n’y a pas de rapports constants entre la taille du corps et la longueur de l’œsophage. Ces données ont été confirmées encore dans le travail de Strauss (Berlin, 1884).

La direction de l’œsophage n’est pas parallèle à la colonne vertébrale, ainsi que le croyaient Richet et Chassaignac, erreur d’ailleurs relevée par Mouton au moyen des moulages qu’il a obtenus de l’œsophage sans ouvrir la cavité thoracique. Sur la coupe verticale et médiane, mentionnée plus haut, nous avons vu, en effet, que l’œsophage, immédiatement en contact avec la colonne vertébrale à son entrée dans le thorax, s’en sépare aussitôt en continuant en ligne sensiblement droite la direction qu’il a dans le cou, jusqu’au niveau de la troisième vertèbre dorsale. En ce point, il forme un angle arrondi de 25 degrés environ et se dirige presque perpendiculairement jusqu’à l’ouverture diaphragmatique. Le lieu de changement de direction correspond aux oreillettes dont l’œsophage est séparé seulement par le péricarde.

Le calibre de l’œsophage n’est pas uniforme : il existe trois points rétrécis, le premier à son origine, le second à 7 centimètres plus bas, à l’endroit môme où l’œsophage se dévie à droite, le troisième à sa terminaison. Dans ces trois points. Mouton a trouvé 14 millimètres. Mais il faut remarquer que le rétrécissement inférieur tient surtout aux fibres musculaires du diaphragme. Par une distension brusque ou, si l’on aime mieux, extemporanée, les points rétrécis supérieurs atteignent 18 ou 19 millimètres, la partie inférieure mesure 25 millimètres et la partie moyenne de l’œsophage, qui est la plus extensible, arrive à 35 millimètres.

On devra donc toujours, si l’œsophage est normal, pouvoir introduire une olive de 14 millimètres au minimum.

Ajoutons que l’œsophage étant compris entre le cricoïde, la trachée en avant, la colonne vertébrale en arrière, il faudra se servir de préférence d’olives aplaties et non olivâtres. (Chassagny.)

Quant aux dimensions de l’œsophage chez l’enfant, nous rappellerons que chez le nouveau-né, d’après Mouton, la distance qui sépare du cardia le bord gingival supérieur est de 17 centimètres environ. Il évalue à 6 millimètres le calibre de l’œsophage dans ses parties les plus étroites.

Nous compléterons ces renseignements par les données recueillies par Gaillard sur la forme et les diamètres de I œsophage observés sur des sujets congelés.

L’œsophage va s’aplatissant progressivement de la région cervicale

au point où il change de direction et où sa lumière ne mesure pas 2 millimètres. Puis, ses parois s’écartent de nouveau, de façon à lui donner sur la coupe une forme elliptique jusqu’au cardia.

Le diamètre antéro-postérieur du calibre œsophagien était sur la coupe verticale de 1 centimètre au niveau de la neuvième vertèbre dorsale et gardait la même dimension jusqu’à la terminaison du conduit.

■ Nous avons pu mesurer le diamètre perpendiculaire au précédent, sur six coupes transversales passant par le thorax et pratiquées sur le cadavre d’un homme de quarante ans.

Première coupe, passant par la troisième vertèbre dorsale, à 1 centimètre au-dessus de son bord inférieur et à 16 millimètres au-dessous de la fourchette sternale, D= 12 millimètres.

Deuxième coupe, passant entre la deuxième et la cinquième vertèbre dorsale, D = 12 millimètres.

Troisième coupe, passant par le corps de la sixième vertèbre dorsale à 15 millimètres au-dessous de son bord supérieur, 0 = 12 millimètres sur 2,5 millimètres antéro-postérieur.

Quatrième coupe, passant entre la septième et la huitième vertèbre dorsale, D— 13 millimètres.

Cinquième coupe, passant entre la neuvième et la dixième vertèbre dorsale, D= 16 millimètres.

Sixième coupe, passant par la onzième vertèbre dorsale, à 1 centimètre de son bord supérieur, D = 24 millimètres.

Sur ce sujet, l’œsophage présentait quelques différences avec celui de la femme sur laquelle était faite la section verticale. Il est cependant deux points parfaitement semblables : l’aplatissement progressif de l’œsophage jusqu’au niveau de la cinquième vertèbre dorsale et l’accroissement de son calibre jusqu’au voisinage du cardia.

Une seconde coupe verticale et médiane sur un sujet congelé nous a montré les memes dispositions et, de même que sur la première coupe, la paroi de l’œsophage devient plus épaisse à mesure que sa lumière augmente.

La distance à laquelle se trouve Vœsophage des téguments au niveau de la fourchette sternale nous a paru présenter quelque intérêt au point de vue opératoire. Elle est un peu variable avec les sujets, mais sur les coupes que nous avons observées, nous ne l’avons jamais trouvée inférieure à 5 centimètres. Dans un cas, elle était de 7 centimètres.

Au niveau de la onzième vertèbre dorsale, où se termine l’œsophage, celui-ci était distant de la colonne vertébrale de 22 millimètres, chez la femme dont on a fait la coupe antéro-postérieure, et de U) millimètres chez un homme de quarante ans, dont nous avons pu ■consulter quelques coupes inédites dues à M. Testut.

Dans un certain nombre d’observations d’œsophagotomie, nous

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