II. - ŒSOPHAGITE CHRONIQUE
Rokitanski et Trier ont mentionné l’existence d’un ulcère de l’œsophage analogue à celui de l'estomac et du duodénum et siégeant ordinairement sur le tiers inférieur de ce conduit. Il est vraisemblable que cet ulcère se développe à la suite d’une œsophagite chronique, surtout chez des sujets alcooliques, chez des fumeurs ou des malades sujets à des vomissements.
PÉRIŒSOPHAGITE.
Debove et Berrez, qui ont bien étudié cette affection, disent que Fulcération peut se cicatriser partiellement ou bien s’accroître et s’accompagner d’hémorragies et de perforations : cette dernière serait survenue 4 fois sur 10 (Berrez). La douleur, la dysphagie, les vomissements alimentaires souvent sanglants, tels sont les symptômes observés. Lorsque le sujet guérit, ce qui arrive assez souvent, il est exposé à la sténose cicatricielle, ce dont nous parlerons plus loin.
Sclavunos a décrit, sous le nom d’œsopliagite disséquante, le cas d’un individu qui, après avoir bu à diverses reprises de l’alcool très fort, vomit deux litres de sang environ et dont la muqueuse de l’œsophage se détacha ensuite sous la forme d’un tube membraneux long de 10 centimètres environ.