PORTRAIT D ALEXANDRINE !• K T I U I. E S
(Collection de M. Deutsch de la Menrlhe.)
qu'on accuse toujours d'avoir faussé sa manière, encore qu'Oudry et lui aient rapproché de la nature et de l'harmonie les colorations des Gohelins.
Il a présenté en 1TG1, aux Gohelins, son joli tableau du jMusée d'Angers, les Génies des Arts.
Il peint Vénus recevant le prix de la Beauté (1762), "cette jolie toile Y Amour désarmé, le Sommeil de l'enfant Jésus, un Berger endormi sur les genoux de sa bergère. Il pense à exécuter de grands tableaux d'histoire, et en attendant il donne des frontispices et des vignettes pour des Métamorphoses d'Ovide dont quelques-unes furent gravées par Augustin de Saint-Aubin, et, pour transcrire le joli historien des dieux, le Homain de goût éclatant et luxueux. Boucher retrouve les plus alertes notes de sa maturité : au fond, pour illustrer Ovide, il n'eut qu'à
furent reproduits par Charpentier, Vallée, Houssanl, Brion, Jacob. Pour ses tableaux galants ou mythologiques il trouve encore Dugy, Beauvarlet, Basan, Michel, Lépicié, Aveline, Levasseur, Floding, Pelletier, de Larmessin, Legrand, Ryland, Petit. Danzel. Parizeau, Janinet, Poletnich, etc. C.-N. Gochin a gravé sa Têle d'homme ; Cocliin (ils, la Foire de campaçine; Saint-Aubin, les planches de son Ovide: Ravcnet ri Le Bas, ses Cris de Paris; Jeaurat, Watelet, etc.
Des amateurs disputent aux professiunneis le soin de travailler d'après lui. C'est M™e de Ponipadour, Lalive de JuUy ; le baron de Thiers, un de ses premiers acheteurs ; l'abbé de Saint-Non, qui a donné une quarantaine de planches d'après lui. Rappelons de M^e Boucher les Amours soutenant un écusson et deux eaux-fortes du Livre d'Études, de Blomaert.
Boucher lui-même, d'après le Peintre graveur français de P. de Baudicour, aurait gravé cent quatre-vingt-deux pièces, douze d'après Blomaert, une d'après Loutherbourg, cent vingt-cinq d'après Watteau, quarante-quatre d'après lui-même dont un recueil de diverses figures chinoises (douze planches).
L'art contemiiorain présente aussi, d'après Bouclier, une série de bonoos •reproductions, par M. Tliornley. . , '. . ;. . ,'
raconter son rcve de splendeur légère et reprendre dans son œuvre : il avait déjà dit les Amours de Mars et de Vénus, il avait peint Y Enlèvement d'Europe, il avait dit Vertumne et Pomone et V Aurore et Céphale, il retrouvait même sa jeunesse à agenouiller Hercule aux pieds dOmphale; il jette une parure coquette sur les journées du Décaméron de Boccace, il se plie à une besogne : rillustration d'une traduction des Odes de Pindare et d'une histoire de la maison de Bourbon ; il revenait à ses Véims, peignant (1761) la belle Vénus sortant de l'eau qui est au Musée de Berlin, donnant une de ses plus jolies pastorales : De trois choses en fcrez-vous une?...
11 parlait en voyage dart, eu voyage d'exploration de galeries et de choix de laldeaux avec son grand amateur, Randon de Boisset, et visitait la Hollande oii il était lort goûté, fort populaire, apprécié par des gens qui comprenaient ses points communs avec leur école; il dessinait des costumes pour l'Opéra et en dt'taillait avec soin les colorations.
On doitdonner Castor et Pollux deBameau; l'Opéra, (|ui s'installe aux Tuileries après l'incendie, veut être briUant. Soul'llot, l'architecte de l'Académie de musique, a pris la salle des nuichiiics, là même où Servandoni, (jui avail été, avant Boucher, l'inspirateur des décors de l'Opéra, eut de beaux soirs avec son théâtre de speclacdcs de perspective. Boucher, qui était brouillé avec l'Opéra, se réconcilia, et ses indications de décors formèrent la plus harmonieuse vision. Il peint Neptune et Amipnone (1704) conservé à
Cliché CauvilU^