‹ Bouclier de la foiChapitre 54 sur 68 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Henumdes des pasteurs de l'Xglîse de Varîs finies aadH

U D'y a rien plus aisé que d'interroger, mais la difflculté It è bien répondre. Un ignorant fera plus de questions en ne beure qu'un bomme savant n'en pourra soudre en un n. Uniiœud se fait aisément, mais on ne le dénoue pas avec i^roe facilité. De là vient que dans les controverses de la eligion celui qui se sent faible de reins ou mal fondé en sa ause veut toujours mouvoir des difficultés, et trouver à Dordre sur la créance de son adversaire , mais s'exenopte ant qu'il peut de rendre raison de sa créance, et se donne )ien garde d'entrer en preuve de sa religion.

Le sieur Gontéri défunt donne ce conseil en un livre ]u'il a fait de la manière de conférer avec nous. Car ayant reconnu par expérience qu'il était dangereux de se trop ivancer, et que le plus sûr était de nous obliger i prouver notre dire, et trouver à redire à noire confession; il donne ce conseil à ses disciples, de se donner bien garde de répondre à nos demandes, ou de se défendre contre nos accusations, et de jamais entrer en preuve de la religion catholique romaine.

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Ce conseil a plu au sieur Arnoux ; car ayant <en présence de sa majesté plcotté les marges de notre Confession de foi, et déclamé contre quelques cotations de passages, il nous a pressé de nous défendre là-dessus, et de justifier noi allégations; et d'abondant a fait un livre auquel il déchiffins notre Confession de foi de bout i autre.

A ce livre et à toutes ses accusations nous pensons avoir satisfait, en sorte que je ne pense pas qu'il entre ci-après si légèrement en cette lice. Et non contents de nous défendre, nous sommes mis sur Toffensive, et rayons aussi pressé de défendre sa religion, pour voir s'il a autant de capacité i répondre que de promptitude à interroger.

Nous donc, en contre^^cbange de ce qu'il cbercbe i mordre aux passages cotés en la marge de notre Confes- 'sion, avions produit les allégations de l'extravagante Un am SANCTAM, de Bonibce Tdl, et les passages employés par le concile dernier de Latran. Pour exemple : les Apôtres ayant dit : «Voici deux glaives,» le Seigneur a répondu : « C'est » assez. » Item, au commencement de la Genèse, il est dit que : «Au commencement Dieu a créé le ciel et la terre.» Item, au psaume LXXil, il est dit : a Tous les rois de la terre n l'adoreront, a Item, Jésus-Cbrist |i dit : a Toute puissance a m'est donnée au ciel et en terre» (Mitt. Ylil). Lesquels passages et plusieurs semblables sont employés par le susdit pape et par ce concile pour prouver que le pape a puistance souveraine, tant sur le temporel que sur le spirituel, et qu'il (knt que les rois l'adorent, et qu'il a toute puissance au ciel et en terre. Sur quoi nous demandions si le sieor A^ DOUX approuve telles allégations, et s'il se trouve dans la marges de notre Confession aucun passage coté avec une li horrible licence et profanation si évidente.

Item, en contre-écbange de ce qu'il nous demande preuve de notre religion par la Parole de Dieu, nous l'avons sommé et défié de prouver la sienne par la même Parole , et hii avons fait ces dix-sept demandes :

I. £n quel passage de TÉcriture-Sainte Dieu a commandé d^invoqoer les saints trépassés ?

II. Item, où est-ce qoe Dieu a oommaùdé de représenter la Trinité en pierre ou en v^iaius^^

^ de rtcriture-Sainte il nous esl commandé

s8 images des saints» ou même de les adorejTi par le second concile de Nicée ?

is sage de TËcrilure il est commandé de saqri- •Christ en Teucharistie, et où c*est que Jésusrificaleursde son corps?

assage de TÉcriture Dieu a comn^ndé de re>* ice du sacrement?

;e révèque de Rome est établi suocesseuir |de ité de chef de TEglise ?

ien a commandé de lire en rfiglise an peuple langue que le peuple n*entend pas?

; que Dieu a commandé de prier Dieu, saiu en priant en langue que celui même qui prie

passage de TÉcnture il est dit: que la mort et brist a satisfait pour la peine et pour la coupe le baptême, mais quant i la peine des péchés »tême, que c'est à nous de satisfaire à la justice e, ou en purgatoire ? * lie Dieu a dé&ndu aux prêtres et molpes de se

passage il est commandé d*adorerles reliques

se de rÉcriture est parlé du limbe des f>elits

fie de TEcriture il est dit que Tj^ise romakie ss doutes de la foi, et qu'elle ne peut errer ?

l passage la Vierge Marie est appelée reine des

ge Dieu défend au peuple de lire l.*Ecritnr&- Q spéciale ?

ige de rÉcriture la puissance est donnée au i trésor de TEglise les satisfactions supérai et des moines, et les convertir en paiement Btribuant par les indulgences ?

où et quand Dieu a donné puissance au pape e tirer les ^mes du purgatoire , de dmmer des lit cent mille ans.

61S BOtJCLIER

Sur ces dix-sept points, qui font le corps de la papauté, et dans lesquels consiste l'abus et la tyrannie, nousdemaDdions au sieur Ârnoux qu'il lui plût produire quelques passages de l'Ecriture-Sainte , et nous contentions d'un seul passage sur chaque point ; nous n'entendions pas l'astreindre à trouver ces choses mot à mot, il nous suffisait que ces choses s'y trouvassent en substance, ou qu'on les détraistt par bonne conséquence ; car nous ne cherchons pas à accrocher, et ne sommes attachés au nombre des syllabes, pourvu que 4a chose se trouve en la Parole de Dieu. Faut donc voir quelle réponse foit le sieur Arnoux à ces demandes, et comment il prouve la religion par la Parole de Dieu.

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