‹ Bouclier de la foiChapitre 57 sur 68 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Fremîère éranon.

La première de nos finesses qu'il remarque est que, quand il nous a déboutés d'un texte, nous produisons nos interprétations et nous sauvons par un a c'est-à-dire. » Sur cela je dis que BiViu\ATi^tëV^X\oYv,f]^^ ^sy^Mift donnons i un passage

rEcritnre est tirée de l'Ecriture même, ce ne somrpes 3 nous qui sommes interprètes, mais que Dieu même s'inprète. Pour exemple, quand pour avoir rintelligence de » mots : « Ceci est mon corps» » nous exposons ce mot Cl par le «pain que je romps, » et ces mots « mon corps» r 0 la commémoration de mon corps, » nous ne sommes s interprètes, mais l'Apôtre saint Paul et Jésus-Christ éme qui apportent cette exposition.

Ainsi quand TApôtre aux Hébreux, au chap. XIII, vers. 16, t que a Dieu prend plaisir à tels sacrifices, » nous nions le ces sacrifices dont il parle soient les messes , mais dims qu'il parle de la bénéfîcence et libéralité cfarétienne, et I montrons par le même verset : a Ne mettez en oubli la bénéfîcence et la communication/ car Dieu prend plaisir à tels sacrifices. » Mais quoi ! au jugement du sieur Aroux, telles expositions ne sont pas recevables si je ne lui roduis quelque autre passage qui dise que cette interpré* ition est la vraie, et que ce passage-ci se doit exposer par elui-là. Pour cela il faudrait qu'une partie des livres de Ecriture fussent commentaires des autres livres, et qu'il se rouvât en l'Ecriture un [commentaire des Psaumes et un les prophètes, qui exposassent chaque verset, et qui disent : Tel et tel verset doit être ainsi interprété. N'y ayant point de els commentaires en l'Ecriture, il appert que le sieur Ar- 10UX ne tend à autre fin qu'à requérir datons choses abmrdes et impossibles , et fgire que jamais on ne puisse exposer l'Ecriture par l'Ecriture , et ainsi empêcher toute instruction.

Pour exemple de nos c'est-a-dire, le sieur Arnouz produit le deuxième verset du Psaume XVI, où il y a mot à mot selon l'hébreu : «Mon bien n'est rien envers^toi ;» et disons que par là David reconnaît que le bien qu'il fait ne profite pointa Dieu, et que Dieu n'en a point besoin; ce qui sert à renverser les mérites. Le sieur Arnoux rejette cette interprétation, qui est cependant l'interprétation de sa propre Bible, qui traduit bonorum meorum non ege$ : « Tu n'as p pas besoin de mes biens. » Cet homme, avec une chaleur aveugle, heurte tout ; et, pour nous contredire^ se coatredit â soi-même.

Ce qne le sieur Arnoux ajoute que chacun de nous se vartte d'un esprit^ particulier et d'un jugement plus impeccable que celui de TEglise universelle, est une calomuic: nul de nous ne s'attribue un tel esprit, ud tel esprit particulier est une folie universelle.

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