V. Il est faux que nous rejetions toutes traditions. Nous
etons seulement celles qui ajoutent quelque chose à la
:trine de foi contenue dans les Saintes-Ecritures.
V, Il est faux que nous croyons que les anges et les saints
lorent nos nécessités. Ils savent en général que l'Eglise de
eu souffre et a de grands combats à supporter. Les anges
e Dieu nous a apposés pour gardieps savent nos nécessités
rétat où.nous sommes.
YI. 11 est faux que nous disions simplement que les êtres ne doivent garder leurs vœux. S'ils font quelque eu des choses possibles et conformes à la Parole de Dieu, i doivent Taccomplir.
VU. Il est faux que nous disions que le célibat n'a rien ir-dessus le mariage. Le célibat continent, et qui n*a point 3 mauvais désirs, a de grandes commodités et avantages ir le mariage et plus de liberté à servir Dieu. YIII et IX. Les huitième et neuvième articles sont véribles. Nous ne croyons point la de&ceute \q^<^ ^ii<^\^s&!^ ^
JésuB-Christ aux enfers; nous rejetons le limbe des Pèreii, qu'on dit ^tre vide depuis tantôt seize cents ans, et les livres apocryphes.
X. 11 est faux que nous disions qu'il ne faut confesser ses pécbés qu'à Dieu seul, il faut aussi les confesser à l'Eglise, et à son pasteur, et à son prochain , lequel on a offensé.
XI. A prendre le mot de justifier, au sens que le presnent nos adversaires pour régénérer et sanctifier, il est faux que nous disions que la foi seule justifie ; car le chrétien est régénéré par toutes les vertus chrétiennes. Itfais si par être justifié on entend être absous et tenu pour juste au siège judicial de Dieu ( qui est le sens auquel l'Ecriture prend ordinairement le mot justifier ) , en ce sens nous disons que la foi, destituée d'œuvres, ne peut nous justifier; mais que la foi, accompagnée d'œuvres, aseule la vertu de nous justifier, parce qu'entre les vertus chrétiennes la foi seule a cela de propre que d'appréhender le bénéfice de notre Seigneur Jésus-Christ.
XH. il est faux que nous disions simplement et sans exception, que quand la coulpe est efifacée la peine l'est aussi. Nous disons cela des peines satisfactoires et vindicatoires; mais non des peines castigatoires, quiservjentà amender et instruire le pécheur pour l'avenir. Telles peines sont compatibles avec la rémission du péché.
XIH. Il est faux que nous disions que Dieu ait créé des hommes pour les damner. Calvin ne dit point cela; et, quand il le dirait, nous ne serions point obligés à le croire.
XIV. 11 est faux que nous disions que chacun n'a pas son bon ange gardien. Nos Eglises n'ont rien défini sur cette matière. Si Dieu emploie un ange pour la garde de plusieurs personnes, ou plusieurs anges pour la garde d'un seul Jbomme, c'est chose que nous laissons au conseil de Dieu.
XV. Le quinzième article est véritable. Nous honorons les saints et les proposons en exemple, et tendons à leur béatitude, mais nous ne les invoquons point.
XVI. Il est faux et calomnieux que nous disions que Dieu nous pousse et contraigne à pécher : cette doctrine est horrible et diabolique. Calvin, auquel on impute cette doctrinOi ne Va ^usia\% d^^\Qa3â ^\!i»^v%i)a tout le contraire. Et
DU SIKtJR ARNOUX. ' 641
1 même 11 Tauraît dit, si est-ce que notre confession de n Tarticle VIII, proteste tout le contraire en ces mots : 1 pas que Dieu soit auteur du mal, ou que la coulpe lui puisse être imputée, vu que la volpnté est la règle souaine et infaillible de toute droiture et équité. U. Il est faux que nous disions que l'Ecriture est aisée :endre, et que Tintelligence en est donnée à tous. U y a •rophéties obscures et des passages difficiles. Seulement . disons qu'il y a en FEcriture assez de passages clairs ' nous instruire à salut, que dans les choses qui sont es en l'Ecriture et qui n'ont besoin d'interprétation, lontenu tout ce qui est nécessaire pour nous sauver. VIIL II est faux que nous disions que, pour prêcher la )le de Dieu, il ne faille pbint avoir mission ordinaire ni aordinaire. J'ai fait un livre exprès pour prouver le^ traire.
JX. Il est faux que nous disions qu'il ne faut rien croire
I ce qui est écrit. Seulement nous disons] qu'il ne faut
avoir aucune doctrine comme nécessaire à salut, si elle
st contenue en la Sainte-Ecriture.