‹ Bouddhisme chinoisChapitre 106 sur 185 · XIV. ■ Historique du formulaire · texte numérisé non relu

XIV. ■ Historique du formulaire

donnerait. Les moines mendiants ne payent pas, dit-il... Bah! lui dit-on, Pa-nan-t’ouo a bien donné du gingembre. — Autre histoire d’un moine hétérodoxe, qui, ayant reçu qne robe trop belle pour qu'il la mît, alla l’offrir à Pa-nan-t’ouo. Celui-ci la lui troqua contre une vieille robe, qu’il avait empesée, et qu’il lui fit croire être neuve. Les confrères du moine hétérodoxe s’étant moqués de sa simplicité, il rapporta sa robe à Pa-nan-t’ouo, et réclama la sienne. Pa-nan-t’ouo refusa de revenir sur le marché conclu. Une dispute s’ensuivit. — Le Bouddha interdit toutes les formes de transactions. — Texte, XV 25.

21) ë Ü ?J! Défense de conserver une écuclle de réserve, plus de dix jours. Comparez le cas 1, de cette série. — Les Six s’étaient monté un musée d’écuelfes; de là la défense. Ânanda demanda l’autorisation d’en garder une, destinée à Kâsyapa; de là le délai.

22) ije 5iX Défense de changer son écuelle, avant qu’elle soit hors d’usage. -- Chaque fois que l’écuelle de Pa-nan-t’ouo ne lui plaisait plus, il en demandait une neuve à un notable, qui le satisfaisait aussitôt. Ce dévot ayant raconté la chose dans une réunion de notables, il se trouva que tous les autres avaient aussi donné des écuelles à Pa-nan-t’ouo, lequel en détenait un magasin. — Le Bouddha informé légiféra. — Texte, XV 26.

23) $8 Défense de quêter du fil, pour en faire tisser de la toile. — Pa-nan-l’ouo ayant quêté du fil en beaucoup d’endroits, sous prétexte de coudre sa robe, finit par en avoir tant, qu’il le donna à un tisserand, pour en faire de la toile. Il surveilla le tisserand, pendant son travail, pour l’empêcher de lui voler son fil. On rit de lui. Le Bouddha averti légiféra.

24) fÜ f;Ü Défense de donner un pourboire au tisserand, pour se faire tisser une toile à son goût. — Un notable ayant remis à un tisserand le fil nécessaire {tour tisser un vêtement à Pa-nan-t’ouo, dut s’absenter. Panan-t’ouo alla donner ses instructions au tisserand. Le fil ne suffira pas, pour ce que vous désirez, dit le tisserand. Pa-nan-t’ouo alla demander un supplément de fil, à la femme du notable absent, un me paie trop peu, dit le tisserand. Pa-nan-l’ouo alla demander un supplément de paye, à la femme du notable absent. Quand celui-ci fut rentré, sa femme lui raconta l’histoire. 11 fut malédifié. Le Bouddha aussi. D’où le texte.

25) % S 3$ Défense de reprendre, par esprit de vengeance, un habit une fois donné. — Un jeune moine, disciple de Sunanda, tournait bien les discours spirituels. Pa-nan-t’ouo voulut se l’attacher (les bons discours faisant les bonnes quêtes), et lui donna une robe. Les autres moines dirent au jeune moine: Ne sors pas avec celui-là; il n’a pas son pareil, pour manquer à la règle; il te portera malheur... Le jeune moine refusa donc d’accompagner Pa-nan-L’ouo. Furieux, celui-ci lui arracha sa robe. Une bataille s’ensuivit, entre les moines. Le voisinage s’émut. Le Bouddha aussi. D’où le texte.

XIV Historique da fornudairc.

?6) : B 藥 JiS Permission de recevoir les aliments spéciaux aux malades; défense d’en faire provision. — Les moines du couvent de Jetavana étaut tous tombés malades, le Bouddha leur permit d'user des cinq aliments spéciaux aux malades (lait caillé, huile, lait frais, miel, sucre candi), mais seulement aux heures où il était permis de manger. Comme ils ne guérissaient pas, il supprima la restriction. — Le moine Pi-lou-kia-p'ouo-tcb'a s’étant fait dans Je pays de Magadha de nombreux amis, recevait quantité de friandises, dont il faisait provision, pour son usage et celui de ses disciples. Cela fit parler. Le Bouddha interdit les provisions. — Texte, XV 27.

27) 雨浴戒 La toile pour douches et bains. — Histoire de la servante, qui prit pour des yogi les moines du Jetavana, lesquels, avec la permission du Bouddha, se faisaient doucher, tout nus, par la pluie, dans la cour de leur couvent. La maîtresse fit observer au Bouddha, qu'un peignoir serait plus décent. Le Bouddha concéda un lambeau de toile. Les Six abusèrent de la concession, pour quêter de la toile à volonté. Le Bouddha ajouta les restrictions de temps. — Texte, XV 28.

28) 急 施衣戒 Le moine qui a, pour raison pressante, reçu un habit neuf peu avant la distribuliou, doit ensuite renoncer à sa part de distribution. - Texte, XV 29.

29) 蘭若 離衣戒 Dépôt des habits neufs permis durant six jours, pour [ n’ètre pas dépouillé par les brigands. — Les moines se dispersant tous le i même jour, tout de neuf habillés, les brigands les traquaient pour les dépouiller. Le Bouddha permit de déposer provisoirement les habits neufs en lieu Uûr. Puis les Six ayant abusé de la concession pour se faire des magas’ns, il il a restreignit à six jours.

30) 週僧物 戒 Défense de frustrer la Communauté. — Un bienfaiteur

Îyant invité le Bouddha et ses moines, prépara un repas commun, et un habit >our chacun. La veille, Pa-nan-fouo passant par là, dit au bienfaiteur que, xcepté lui, tous les moines étaient bien habillés. Il reçut un habit. Le lendeiain, le Bouddha et ses moines ne reçurent qu’un repas. Ayant appris peuruoi, le Bouddha légiféra.

XTV. historique du formulai re.

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