V. 九十 單提法 les 90 cas de coulpe
” 小妄語 戒 Défense de blaguer, de hâbler. — Le S-ikya Si;m^-li contait agréablement, le faux comme le vrai. On constata (ju'il se coiilredisait. Son cas fut déféré au Bouddha, qui porta celte défense.
、 2) 行罵戒 Défense de démoraliser les autres, par mépris et injures. — Les Six décourageaient ainsi les autres moines. Pour les coniger, le Duuddha conta l'apologue du bœuf. — Texte, XV 30.
3) 出兩舌 ^ Duplicité et traîtrise interdites. — Les Six ne cessaient de brouiller les moines, par leurs rapports mensongers. Pour les corriger, le Bouddha conta l'apologue da lion, cia tigre et du renard. ― Texte, XV 3l .
4) 與女八 宿戒 Défense de passer la nuit dans le même local qu'une femme. — Histoire de Anuraddha. ( cousin du Bouddha ), qui voyageant, p«ass;i la nuit dans une auberge tenue par une courtisane de profession. Ce! le- ci le logea dans sa propre chambre, puis Feutre prit. Pour se tirer d'affaire, Anururldha dut s'élever dans les airs, pav son pouvoir transcendant. La courtisane se convertit. A nu ru dd ha conta lui-même son aventure au Bouddha, qui légiféra, pour l’honneur de son Ordre.
. 5) 共未具 宿戒 Défense de passer trois nuits, dans le- môme local, avec des laïques ou novices. — Un des Six ayant dormi avec des laïques, les malédifia par les gestes qu’il fit durant son sommeil. Le Bouddha l’ayant su, défendit absolument de passer la üuit avec quiconqae n’était pas maine. — Alors les moiiïes de son couvent, lui jouèrent le mauvais tour que voici : Quand la nuit fut venue, aucun d’eus ne voulut garder, dans sa cellule, Râhula,. le propre &ls du Bouddha, qui n’était encore q«e novice. Celui-ci se réfugia dans les lieux d’aisauce. Son père l’y trouva, et l’amena dans sa cellule. Le lendemain, il reprocha aux moines leur dureté, et ajouta la clause des trois nuits, pour rendre sa régie plus élastique.
6) 未具 同誦戒 Défense de psalmodîer en commun, à la manière des Brahmanes. — Les Six ayant imaginé ce passe-temps, les moines conletnplatifs furent fort gênés.. Le Bouddha édicta la défense.
7) 說® 罪戒. Défense de divulguer les déportements d’un moine, sans juri ordre exprès du chapitre. — Dans le couvent du Mont des vautours, il tard va que, beaucoup de moines étant en pénitence, marchaient derrière les iautres (page 227). Les Six les montrèrent aux laïques présents, en disant : Voyez tous ces moines qui marchent en queue; ils sont tous punis, pour avoir | fait de vilaines choses. — Averti du fait, le Bouddha défendit absolument du divulguer les scandales intérieurs. Force lui fut plus tard, quand Devadalta eut fait schisme et intrigua, contre lui, de faire conuailre la silualion aux laïques.
1 11 ajouta alors la restriction «sans un ordre exprès du chapitre ».
8) 實 得道戒 Défense de se vanter de dons transcendants réels. —
\ Portée contre un moine du couvent de P'ouo-k'iou. La jactance mensongère | est un cas de dégradation; page 217, ü.i.