XIV. Ilislor'mue du formulaire
40) 索 美食戒 Permission d'accepter des% aliments de choix; défense de les demander. — Pa-nan-foao demanda un bon dîner, à un marchand de ses amis. Etes-vous malade? demanda celui-ci. Non, dit Pà-nan-fouo. Alors, dit le marchand, pourquoi vous, moine oisif, désirez- vous manger de bonnes choses, alors que moi qui travaille el peine, je m’en prive? — Le Bouddha ayant appris Khisloire, formula ce texte.
41) 與 外 道食戒 Défense de donner, de sa main, des aliments aux hétérodoxes. — Comme le Bouddha allait, avec une nombreuse escorte de moines, de Kosala à Srâvastï, des bienfaiteurs lui apportèrent une grande quantité de galettes. Le Bouddha dit à Ananda d’en douner aux moines autant que besoin, puis de distribuer le reste aux pauvres. Parmi ces derniers, une mendiante vogï une, assez jolie, vint demander sa part. Quand il la servit, par hasard, Ânanda lui donna deux galettes accolées, au lieu d’une. Les maliüs soupçonnèrent une intention, dans le fait que cette femme nue avait reçu double ration. Ânanda fut très ennuyé. Le Bouddha formula son précepte, dont il dut rabatlre ensuite. —Texte, XV 35.
4W2) 食前後 入聚戒 Défense de faire manquer aux autres une aubaine, en se faisant attendre, ou autrement. — Un notable de SrJvastî avait invité une bande de moi nés, en l’honneur de Pa-nan-t'ouo, lequel n’arriva pas, alors que tous les autres étaient réunis. Les moines durent demander qu'on ne l’attendit pas, afin de ne pas passer midi, ce qui déplut à leur hôte. Or Pa-nan-fouô était allé manger ailleurs. — - Une autre fois, des fruits ayant élé envoyés au même, les moines n'osèrent pas les partager avant son retour. Il rentra encore après, le temps, frustrant ainsi les moines, manger en lem|>s défendu et conserver des aliments étant également interdit. — Texte, XV 3G.
在3) 食家 强坐戒 Ne pas s'attarder, après avoir mangé, là où il y a une belle femme... Comme fit Kia-liou-L'ouo-i, chez un bienfaiteur dont la femme élait son ancieuue amie, quoique le mari l'eût congédié plusieurs fuis. — Texte, XV 37.
44) 屛與 女坐戒 Le même étant retourné voir son amie, et s’élaut assis avec elle derrière la porte, le Bouddha ajoula ce texte.
45) 與女 露坐戒 Le même y étant encore retourné, et s’élant assis avec elle devaut la porte, le Bouddha dut encore ajouter celle rallonge à ^ou veto.
46) 驅他 出聚戒 Défense de faire jeûner un autre moine, par vengoance. — Pa-uan-l’ouo joua à un moine, auquel il gardait rancune, le mauvais tour de le promener jusque vers midi, puis de le planter là, lui faisant manquer son repas, et l’obligeant à rester à jeun jusqu'au lemlumaiu. Le Bouddha la trouva mauvaise. — Texte, XV 38.
47) 過受 樂-戒 Défense ^accepter plus de médicaments qu'il n'en faut pour la saison, sauf le cas d’tnie fondation do ce genre. — A Kapilavystu, le S^l<ya )IahânanK! n avait promis rie dunnur à tout muiiie qui s'ml resservi t à lui, les médicaments nécessaires pour la saison. Uu jour les Six y éluiJt
320 XIV. Historique du formulaire.
XI V. Historique du formulaire.
allés, son stock se trouva épuisé. Ils ne le crurent pas, et l'accusèrent de manquer à sa parole. Mécontent, Mahân.ïman cessa pour un temps ses aumônes. Le Bouddha fulmina contre les Six. — Ensuite d'autres bienfaiteurs s’étant engagés à fournir toujours tous les médicaments nécessaires, le Bouddha excepta ces sortes de fondations.
48) M Défense d’assister aux revues, pourvu que l’on puisse s’en
excuser. — Cas des Six, que le roi Prasenajit dut envoyer porter ses compliments et du sucre au Bouddha, pour s’en débarrasser. — Texte, XV 39.
49) ifE Défense de séjourner à l’armée, plus de deux ou
trois jours. — Encore les Six.
50) M 8? Défense de s’intéresser de trop prés aux exercices militaires. — Toujours les Six. L’un d’entre eux reçut une flèche, pour s’être mis où il ne devait pas. — Texte, XV 40.
51) tfc fil Défense de boire aucune liqueur fermentée. — Le moine Cha-kia-t’ouo ayant demandé à un Brahmane l’hospitalité pour la nuit, celui-ci lui dit qu’il avait bien une chambre, mais qu’elle était hantée prr un dragon... Peu m’importe! dit Cha-kia-'’ouo... De fait, vers minuit, le dragon apparut, se fâcha et souffla des flammes. Cha-kia-t’ouo s’étant concentré dans la contemplation^ en souffla de plus ardentes. Le dragon ayant épuisé son feu, dut capituler. Cha-kia-t’ouo le mit dans son écuelle, et le livra au Brahmane, le lendemain matin. — Le roi de Kausâmbï ayant appris cet exploit pas banal, donna ordre au Brahmane de l’avertir quand Cha-kia-l’ouo repasserait. En son temps, le Brahmane avertit le roi, qui invita le moine à dîner au palais le lendemain. Il s’informa aussi sous main, des aliments et boissons que les moines ne recevaient pas dans leurs quêtes, pour l’en régaler. Ils ne reçoivent jamais de vin noir, lui dirent de mauvais plaisants. — Le lendemain le roi traita le moine, et il y eut du vin noir. Le résultat fut que, revenu au couvent, Cha kia-t’ouo ne put plus se tenir sur ses jambes, et vomit son royal dîner, que les corbeaux et les pies se disputèrent. Les cris de ces volatiles attirèrent l’attention du Bouddha, qui demanda ce qu'il y avait. On le mit au courant. Cet imbécile de moine, dit-il, a vaincu jadis un grand dragon, et voilà qu'il s’est laissé vaincre par un petit serpent!.. Puis il porta défense absolue de goûter même aucune liqueur fermentée.
52) 4» ffl Défense de s’ébattre au bain. — En se baignant dans la rivière A-k’i-pa-t i, les Moinillons s’amusèrent en régie, nageant, plongeant, se jetant de l’eau, etc. Le roi Prasenajit, et sa reine Mallikâ, les virent du haut d’une tour. Comme ils étaient adeptes fervents, disposés à tout prendre en bonne part, ils se dirent: ce sont des enfants encore jeunes, dont la formation n’est pas complète... Cependant la reine envoya un Brahmane porter au Bouddha ses compliments, un paquet de sucre, et l’histoire susdite. D’où le décret.
53) 5? flfe Défense de frapper de la main ou du pied. — L'un des Six ayant assommé l’un des Moinillons, le Bouddha défendit de frapper du poing ou du pied. Dignes gens et jolies mœurs! L’occision n’ayant pas été volontaire, le meurtrier ne fut pas dégradé. Il en fut quitte pour une semonce.