XV. Cas principaux
des deux formulaires. Texte de la Somme Dharmagapta 四分律 Seu-fenn-Iu, traduite en 405 par Buddhayasas (page 134); 姚秦 顧賓二 藏佛陀 耶舍共 •竺 怫念 等譯.
Premier cas de dégradation des moines.
1) En ce temps- là, comme le Bouddha séjournait à Vaisalî, un certain Su-t’i-La, du village de Kia-lan-fouo, très riche et croyant fervent, quitta sa famille et se fit moine. Survint une famine, qui rendit les quêtes des moines difficiles. Alors Su-tM-na se dil: La disette est grande; bientôt les moines ne trouveront plus leur subsistance; le mieux sera que je les conduise au village de Kia-lan-t’ouo, où ils seront bien accueillis pour l’amour de moi ; eo les uourrissant, mes proches leur permettront de continuer leur vie pieuse, et se feront du bien à eux-mêmes... Il alla donc, avec les moines, au village de Kia-lan-t’ouo. — Sa inère profita de cette visite, pour lui tenir le discours suivant: Mon fil§, ne pourrais-tu pas reprendre l’état laïque? Ton père est mort. Je resle seule. Ce serait grand dommage, que les richesses amassées par les ancêtres, fussent dévolues au fisc. Ta devrais quitter l’état de moine, et rentrer chez toi. — Mère, dit Su-fi-na, je ne puis pas faire cela. Ce ne serait pas bien. Et pais, j'aitne la vie ascétique, et suis épris de la perfection. —— T rois fois la mère revint à la charge, trois fois le fils refusa, toujours dans les mêmes termes. — Sentant qu'elle n’obliendrait pas sa défection, la mère s’avisa d’un autre moyen. Elle s'entendit avec sa bru, l’épouse que Su-t’i-ua avait abandonnée, lui dit de se parer comme au jour de ses noces, puis alla trouver son fils, quelle adjura encore une fois d’abandonner l’état de moine, pour éviter l'exlinclion de la famille et la confiscalion de ses biens. —— Mère, dit Je fils, je ne puis pas faire cela. — Alors, dit la mère, voici ton épouse; laissenous au moins de la graine. — Ceci, dit Su-t’i-na, je puis le faire... Car Je Bouddha n'avait pas encore édicté les articles du formulaire. Pris au dépourvu, Su-t'i-na ne vit aucun mal à ce qu'il allait faire. — Il conduisit sa femme dans un pavillon du parc. Or tout juste une âme1 , ayant terminé ses expiations, attendail là l’occasion de redevenir un homme. La femme conçut aussitôt, et mit au monde, neuf mois après, un beau garçon, qui fut appelé la Graine - . — Cependant, après coup, Su-tM-na perdit sa gaieté d’autrefois, et devint mélancolique. 一 Qu'as-tu? lui demandèrent ses compagnons. Toi, si bien formé, si éclairé, regrette rai s- ta de t'être fait moine? — Oh non ! dit
1. I.e chinois fmploy^, nst knoi, l’âme prr>nnnelle survivante et pormancnle. — 2 II revint, en son lemps, \in arhaii cclèbic, suus le nom de Nônérahle (Ir^inc.