‹ Bouddhisme chinoisChapitre 129 sur 185 · XV. C(ts choisi s des deux formulaires · texte numérisé non relu

XV. C(ts choisi s des deux formulaires

ajoute au formulaire le texte suivant: Si un moine, allant et venant, fait l’office d’entremetteur, parle à une fille au nom d’un homme, fait à un homme les commissions d’une fille, que ce soit en vue d’un mariage régulier, ou d’un concubinage irrégulier, ou seulement d’une courte entrevue; ce moine doit confesser sa faute au chapitre* et être soumis â la pénitence canonique.

Sixième et septième cas de pénitence des moines.

10) En ce temps-là, comme le Bouddha résidait au Mont des vautours dans le pays de Râjagriha, il permit aux moines de se construire chacun sa case particulière. — Les moines du pays de K’oang-ye ayant appris la cho>e, se construisirent de grandes maisons, exigeant avec importunité, de l'un sou travail, de l’autre des charrois, pour ne pas parler des matériaux, perches, cordes, etc. Tant et si bien, que, harassés par leurs exigences insatiables, les notables du pays se mirent à les éviter du plus loin qu’ils les voyaient venir, prenant un autre chemin, entrant dans quelque maison, usant de divers stratagèmes. — Un jour, l’un de ces moines s’avisa d’abattre un grand arbre, pour en tirer les matériaux d’une cabaue. L’âme 1 de l’arbre se dit: cet arbre est mon asile, et voilà que ce moine l’abat; n’est-il pas juste que je l’écrase en tombant?.. Cependant, s’étant ravisée, elle se dit: ce serait pécher contre la loi qui défend de tuer; mieux vaut que j’aille me plaindre au Bouddha... L’âme de l’arbre abattu par le moine, alla donc trouver le Bouddha, le salua à l’ordinaire, se rangea de côté, et lui exposa son cas. Le Bouddha la loua fort, de n’avoir pas écrasé le moine. C’eût été très mal, lui dit-il. Maintenant, va vite au bord du Gange; tu y trouveras un grand sala 2, dont l’àine va passer sous une autre forme 3; entre dans cet arbre, et tu seras dédommagée... L’âme salua le Bouddha, fit trois fois le tour de sa personne 4, et s’en alla. — Cependant le grand Kâiyapa, traversant avec une bande de 500 moines le pays de K’oang-ye, passa la nuit prés de la ville. Le lendemain de grand matin, lui et ses moines y entrèrent, les vêtements en bon ordre et l’écuelle à la main, pour faire leur quête. Tout le monde les éconduisit. Etonné de cette froideur, Kâsyapa en demanda la raison à un passant. C’est, lui dit celui-ci, que, le Bouddha ayant permis aux moines de se construire des cases particulières, ceux-ci se sont renlus insupportables à tout le monde, par leurs exigences. — Or le Bouddha, accompagné de 1250 moines, étant lui aussi venu dans ce pays, K ïsyapa se

1. Il y a dans le texte, d'abord jf$ chenn, puis koei ; en philosophie chinoise, l'être subsistant, peima-

nent ; l’âme.

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