‹ Bouddhisme chinoisChapitre 140 sur 185 · XV. Cas choisis tics deux formulaires · texte numérisé non relu

XV. Cas choisis tics deux formulaires

et lui offrir 500 chaudronnées d’aliments. Témoins de cette faveur, les autres moines jaloux s’adressèrent au Bouddha. N’enviez pas, leur dit celui-ci, la laveur de Devadatta. Si le cœur de cet homme n’est pas bon, les présents le rendront plus méchant. Tel un chien hargneux, auquel on frapperait sur le nez1. — Cependant Bimbisâra roi du Magadha, ayant appris que son fils allait chaque jour avec 500 chars faire sa cour à Devadatta et lui offrir 500 chaudronnées d’aliments, voulut lui aussi manifester sa vénération pour le Bouddha. Chaque jour donc, matin et soir, il alla prendre de ses nouvelles, avec une escorte de 700 chars, et 700 chaudronnées d’aliments. Ce qu’ayant appris, Devadatta se livra à la jalousie, et perdit du coup ses pouvoirs transcendants”2. — Alors il résolut de recourir à la politique. Essayons d’obtenir, se dit-il, que le Bouddha démissionne eu ma faveur. — Profitant d’une assemblée plénière des moines, Devadatta dit publiquement au Bouddha: Vous êtes vieux. Vous avez vécu plus que l’âge ordinaire. Vous avez enseigné assez longtemps. Il est temps de vous recueillir et de vous reposer. Restez le maître de la Loi, mais contiez-moi l’Ordre. Je le garderai bien. — Je ne le confierai même pas à Sâriputra, ni à Maudgalyâyana, dit le Bouddha; combien moins à toi, imbécile, être vil et impur!3 — Alors Devadatta se dit : Le Bouddha m’a appelé publiquement imbécile, être vil et impur. Je ne puis pas supporter cela. — C’est ainsi que, durant cette existence4, Devadatta rompit avec le Bouddha.

15) Devadatta alla trouver le prince Ajâtasatru, et lui tint ce discours : Les rois qui gouvernent bien, obtiennent de vivre longtemps. Cela ne vous arrivera pas, car, votre père n’en finissant pas de vivre, vous serez déjà vieux quand vous monterez sur le trône, et n’aurez pas le temps de mériter une grande longévité. Vous plaît-il d’user ainsi votre vie dans les loisirs de l’expectative? Tuez plutôt votre père. Moi je tuerai le Bouddha. Donnons au pays de Magadha, un nouveau roi ( vous ), et un nouveau Bouddha ( moi). Ne sera-ce pas un plaisir, pour vous et pour moi, de régner et de prêcher? — Bon! dit le prince. Que vous faut-il? — Des hommes, dit Devadatta. — Le prince lui donna des hommes. — Devadatta en choisit deux, et les envoya, avec ordre de tuer le Bouddha, et de revenir par tel chemin. Puis il en envoya quatre autres, avec ordre de tuer les deux à leur retour. Puis huit autres, pour tuer les quatre; et ainsi de suite; soixante-quatre hommes eu

1. Il y a dans le pâli, auquel on ferait respirer du fiel. Cette odeur est censée exaspérer !a férocité naturelle.

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