XV. Cas choisis des deux formulaires
mais qu'il ne l'est plus maintenant. Il faut qu'ils sachent, que cet homme ne m’est plus rien, et que ses adhérents ne sont pas mes disciples. — Sa riputra parcourut donc la ville de Râjagriha, et fit sa commission. — Les laïques amis de Devadatta dirent: les moines du Bouddha lui en veulent, parce qu’il recevait plus de dons qu’eux. Les laïques favorables au Bouddha dirent: ce que le Bouddha fait dire de Devadatta, doit être vrai.
16) Or le prince Ajâtasatru, poussé par Devadatta à assassiner son père, cacha un sabre sous sa robe, et entra brusquement au palais, pour faire son coup. Les gardes conçurent des soupçons, le saisirent, le fouillèrent, et découvrirent le sabre caché sous sa robe. Que prétendiez-vous faire avec cette arme? lui demandèrent-ils... Tuer le roi, répondit-il... Et qui vous a poussé à ce parricide?.. Devadatta. — Les gardes avertirent les ministres. Ceux-ci interrogèrent le prince, qui répéta sa déposition dans les mêmes termes. — Les ministres informèrent le roi. Ajâtasatru a voulu vous assassiner, direntils, à l’instigation du moine Devadatta. — On devrait exterminer, avec le prince, tous les disciples du Bouddha, opina un ministre... Le roi fut très peiné de cette parole. — 11 suffira de mettre à mort le prince et Devadatta, opina un autre ministre... Le roi fut aussi affligé de cette parole. — Même ces deux-là, quoiqu’ils soient dignes de mort, il ne faut pas les tuer, opina un troisième ministre, parce que le roi a embrassé la Loi... Cette parole réjouit le roi Bimbisâra, qui dit à ses ministres: Il n’y a pas lieu de sévir contre les disciples du Bouddha, puisque le Bouddha a fait savoir officiellement que Devadatta n’est plus son disciple, n’a plus rien de commun avec lui. — Alors le roi gronda son fils le prince Ajâtasatru, puis ordonna aux ministres de lui rendre la liberté. Ceux-ci obéirent, en protestant. Une simple réprimande, pour un pareil attentat, est-ce convenable? dirent-ils.
17) Cependant sa double tentative d’assassiner le Bouddha et le roi, avait discrédité Devadatta. Celui-ci quêtait néanmoins sa nourriture dans les maisons de la ville, avec ses quatre principaux adhérents, comme s’il était encore de l’Ordre. Pour mettre une différence extérieure entre ses disciples et cette bande schismatique, le Bouddha statua que les muiues ne quêteraient jamais
Ar V. Cas choisis des téeuæ formât aires.