‹ Bouddhisme chinoisChapitre 145 sur 185 · XV. Cas- choisit- des deux formulaires · texte numérisé non relu

XV. Cas- choisit- des deux formulaires

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Alors, dit le notable, veux-tu être ma femme? — Volontiers, dit Lien-hoachee. — Le notable la lit monter dans sa voiture, la conduisit à son logis et l’épousa. — Ce nouveau mari de Lien-hoa-chee, devint très riche. Lien des années plus tard, il dut, pour ses affaires,, aller dans le pays de U-tch’an. Or tout juste l’on célébrait la fête d’une (Messe quelconque, et les jeunes lilies s’étaient réunies pour s’amuser. Parmi elles se trouvait la fille de Lien-hoachee, devenue nubile. Le notable la vit, s’éprit de sa beauté, et pi i t des renseignements sur son compte. Il alla trouver son père et lui demanda: c’est bien là votre fille? — Oui, dit le père. — Voulez-vous me la céder? — Pourquoi pas. — Pour combien? — Cent mille taëls. — Le notable paya la somme. Le père orna sa fille et la lui donna. Le notable la ramena à Bé tiares. — . Or comme Lien-hoa-chee faisait sa toilette avec la nouvelle concubine, elle lui demanda: d'où es-tu? — Du pays de U-tch’an, dit l'autre. — De quel village et de quelle famille? demanda Lien-hoa-chee. — De tel village et de telle famille, dit la concubine; un tel est mon> père. — Et ta mère? demanda Lien-hoa-chee. — On m’a dit qu’elle s’appelait Lien-hoa-chee, dit la concubine. Je ne l’ai pas connue. Elle m’a abandonnée, alors que j’étais à peine née. — Je ne puis pas avoir le même mari que ma fille, se dit Lien-hoa-chee. Elle prit donc la fuite, et arriva au pays de Kia-lari-t’ouo ( Karauda) près de Râjagriha*. Le Bouddha y. prêchait alors à une foule innombrable. Quanti Lien-hoa-chee l’eut vu, beau et calme, majestueux comme uu dragon ou un éléphant, limpide comme une eau filtrée, un sentiment de bonheur la pénétra. S’étant prosternée aux pieds du Bouddha, elle le pria de l'instruire. Le Bouddha lui parla de choses élevées, de la bienfaisance et de l’observance, du bonheur de renaître dans les cfeux des devas, du malheur d’être asservi I par ses passions et des convoitises impures. Il l’exhorta et l’anima à se dé- ! livrer des quatre maux (roue de la métempsycose). — A ce discours, les yeux de l’âme de Lien-hoa-chee s’ouvrirent, et son esprit devint net comme une toile qui sort de la lessive. Séance- teirante, elle demanda au Bouddha de j la recevoir comme nonne. Le Bouddha chargea inanda de la conduire à Pra-

Ijapati la maîtresse des nonnes, avec ordre de la recevoir. Avec le temps, Lien-hoa-chee atteignit au degré d’arhane, et obtint les dons transcendants. Elle vécut en solitaire, dans la forêt, et eut de nombreuses disciples. — Elle

I convertit aussi un fameux chef de brigands (lequel continua tout de même à brigander, paraît-il). Un jour que celui-ci s’était emparé d’une grande quau- I tité de viande de porc, après qu’il en eut mangé son soûl, il noua le reste dans une toile, qu’il suspendit, durant la nuit noire, à un arbre de la forêt,

| en l’offrant mentalement à la nonne Lien-hoa-chee. L’orerlle transcendante l de la nonne entendit cette offrande mentale; son œ-il transcendant vit le paquet suspendu à l’arbre. Au poiut du jour, elle dit à ses disciples; Allez à tel endroit; vous trouverez un paquet de viande de porc suspendu à un arbre. — Quand les disciples eurent rapporté la viande, la nonne Lien-hoa-chee l’ayant j fait cuire, en porta une partie aux moines du couvent du Mont des vautours, i A cette occasion elle remarqua q-ue la robe d’un moine était en très mauvais état. Touchée de compassion, elle ôta sa bonne robe, et la lui tendit eu disant: Vénérable, je vous fais don de cet habit; donnez-moi le vôtre... Le moine consentit à l’échange. — Quelque temps après, Lien-hoa-chee étant allée trouver le Bouddha, celui-ci lui demanda pourquoi elle était si déguenillée. La nonne lui raconta l’histoire. Le Bouddha la désapprouva. Une femluie, lui dit-il, doit être bien couverte. Mô:ne bien babillé, un corps de femme

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