‹ Bouddhisme chinoisChapitre 147 sur 185 · XV. Cas choisis des deux formulaires · texte numérisé non relu

XV. Cas choisis des deux formulaires

efTroutés?! Au lieu d’attendre qu’on leur donne quelque chose et de s’en contenter, ils prennent les devants et font leurs conditions. — Ces propos des notables de la ville, furent rapportés au couvent par les moines quêteurs. Le Bouddha se fâcha, chapitra Pa-nan-t’ouo, et édicta le neuvième cas de transgression (page 231), lequel interdit à tout moine de spécifier aux bienfaiteurs ce qu’il désire d’eux.

Dixième cas de transgression de la pauvreté monacale.

.23) Alors que le Bouddha séjournait à ârâvastî, au couvent de Jetavana, il y avait à Râjagriha un ministre très lié avec Pa-nan-t’ouo (Bhananda) le Sikya. Un jour le ministre envoya au moine, par un député, l’argent nécessaire pour se faire faire un bon habit. — Le député s’étant présenté au couvent, dit à Pa-nan-t’ouo; Vénérable, vous avez de la chance! — Quelle chance?demanda Pa-nan-t’ouo. Je viens, dit le député, de Râjagriha, envoyé par le ministre votre, ami, et vous apporte de sa part l’argent nécessaire pour vous faire faire un bon habit. — Je reconnais là, dit Pa-nan-t’ouo, mon bienfaiteur fidèle. — Or Pa-nan-t’ouo ne pouvait pas recevoir cet argent (cas 18), et ne voulut pas le confier au pourvoyeur du couvent. 11 conduisit donc l’envoyé porteur de l’argent, chez un tailleur de à âvastï, auquel l’habit fut commandé et le prix compté d’avance. — A quelque temps de là, le ministre s’informa, apprit que Pa-nan-t’ouo n’avait pas encore son habit, et renvoya son messager, avec ordre de réclamer l’argent, si l’habit n’était pas livré. — Voyant son aubaine lui échapper, Pa-nan-t’ouo courut chez le tailleur et lui dit; Il me faut tout de suite l’habit pour lequel on t’a payé d’avance. — Or il se tenait alors à Srâvaslî une réunion périodique des corporation?, à laquelle le tailleur devait assister, sous peine d'une for e amende. Il eut beau demander à Pa-nan-t’ouo le délai nécessaire. Celui-ci ne voulut rien entendre. Tu as accepté l’argent, dit-il ; il me faut ma robe à l’instant... Le tailleur dut s’exécuter. Pa-nan-t’ouo eut a robe, et le tailleur paya l’amende. Il raconta l’histoire.

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