XV. Cu s choisis des deux focwuhiires
’Quand l’heure fut venue, tous deux sortirent ensemble' du couvent, et entrèrent dans la ville de Srâvasti. Pa-nan-t’ouo conduisit son compagnon h toutes les maisons où il savait qu’ils seraient rebutés. Il fit durer ce manège, depuis le matin, jusque près de midi. Ça y est. se dit-il alors... El, apostrophant le moine: tu dois être un bien grand pécheur! lui dit-il. Pourquoi dis-tu cela? fit le moine. — Parce que, aujourd’hui, personne ne me donne de nourriture, tandis qne, ordinairement, j’en reçois aussitôt. Cela ne peut être, que parce que tu m’accompagnes. Va-t-en vile! Je ne veux plus, ni parler, ni rester avec toi. — Cela dit, Pa-nan-t’ouo alla chez un de ses bienfaiteurs ordinaires, et y dina copieusement. Le moine congédié, ne connaissant aucune maison amie, retourna au couvent, où ih arriva quand le temps de manger était passé, dut rester à jeun jusqu’au lendemain, et faillit en faire une maladie. — Mais la chose ayant été portée à la connaissance du Bouddha, celui-ci chapitra ce parent vindicatif, et édicta le quarantesixième cas de coulpe (page 245), qui défend aux. moiues de faire méchamment jeûner leurs confrères.
Quarante-huitième cas de coulpe, des moines
39) Une rébellion ayant éclaté dans les états du roi P ras en aj it, celui-ci' envoya une armée contre les rebelles. Avant qu’elle entrât eu campagne, le roi la passa en revue. Les Six allèrent voir ce spectacle. Le roi les aperçut. Pourquoi êtes-vous venus ici? leur demanda-t-il. — Pour voir, répondirentils. — Peu édifié de cette curiosité déplacée, le roi leur demanda: où irezvous ensuite? — Trouver le Bouddha, à Srâvasti, dirent-ils. — Allez-y tout de suite, leur dit le roi, pour porter au Bouddha ce sac de sucre, avec mes compliments. — Etant chargés d’un message royal, les Six durent s’en aller sur-le-champ. Ils remirent le sucre au Bouddha, et lui présentèrent les compliments du roi. — Quand et comment vous en a-t-il chargés? demanda celuici. — Les Six lui racontèrent l’histoire. — Le Bouddha devina que le roi les lui avait envoyés pour les faire déguerpir. Il chapitra les Six, dans son style accoutumé. Vous avez mal agi! Imbéciles! Qu’aviez-vous à faire à cette revue? Etc... Et le Bouddha édicta le quarante-huitième cas de coulpe (page 245 i, qui interdit aux moines d’aller à l’armée. — Une autre fois, le roi ayant invité des moines à une revue, le Bouddha dut excepter le cas «où l'on ue peut pas refuser».
Cinquantième cas de coulpe, des moines.
40) Dès que le Bouddha eut ajouté cette exception à sa régie, les Six l’interprétèrent dans le sens le plus large, à leur ordinaire. Ils allèrent voir les