‹ Bouddhisme chinoisChapitre 165 sur 185 · XV. Cuti choisi* des deux l'ornulaires · texte numérisé non relu

XV. Cuti choisi* des deux l'ornulaires

manœuvres, s'intéressèrent aux exercices des éléphants et des chevaux, enfla examinèrent le tir à Tare de si près, que l’un d’entre eux fut atteint par une flèche. — Les autres l’enveloppèrent vite de leurs robes, et l’emportèrent. — Qu’est-il arrivé à ce moine? demandèrent les passants. — Quand ils surent qu’il avait été atteint par une flèche sur le terrain des manœuvres, les laïques rirent et demandèrent aux Six ce qu’ils avaient été faire là. — Averti par les autres moines, le Bouddha dut de nouveau chapitrer et légiférer. 11 édicta à cette occasion le cinquantième cas de coulpe, qui interdit aux woiues de se passionner pour les exercices militaires.

Cinquante-cinquième cas de coulpe, des moires.

41) Alors que le Bouddha séjournait dans le pays de P’ouo-Iouo-li-p’i, le Vénérable Na-kia-p*ouo-louo était attaché à sa personne, pour lui rendre tous les services. Un soir d’été, au lieu de se coucher dans sa cellule, le Bouddha dit à ce moine de prendre son sarrau à douches (pour s’en servir dans le cas où il pleuvrait la nuit), et alla se promener sous la grande véranda du couvent. Là Indra vint le visiter, et s’entretenir avec lui. — Cependant le Vénérable Na-kia-p’ouo-louo, accoté au bout de la véranda, finit par trouver la veillée longue. Quand minuit fut passé, il aborda le Bouddha et lui dit: vous feriez peut-être bien de rentrer. — Le Bouddha ne répondit pas. — Vers le premier chant du coq. le Vénérable Na-kia-p’ouo-louo renouvela son avertissement, avec le même insuccès. — Il ne rentrera, se dit-il alors, que si je lui fais peur... Et s’affublant de sa couverture retournée (la doublure blanche en dehors), le Vénérable Na-kia-p’ouo-louo se présenta soudain au Bouddha, poussa un cri terrible, puis dit: Moine! je suis le diable! — Tu n’es qu’un méchant imbécile, lui dit le Bouddha. — Se peut-il, demanda Indra, que, parmi vos moines, il y ait d’aussi sottes gens? — Pourquoi pas? fit le Bouddha; durant cette existence, cet imbécile obtiendra l’illumination. — Alors Indra loua le Bouddha par la strophe suivante: Le Saint marche dans sa voie sans dévier... sans s’en laisser détourner par personne... Le rugissement du lion ne l’effraie pas... pas plus que le murmure du vent dans les herbes... Inébranlable dans sa résolution, il s’occupe du bien de tous les êtres... il tâche d’affermir les hommes et les devas. — Le Bouddha répondit au compliment d’Indra, par le distique suivant: 11 parait qu’Indra a eu plus peur que moi... qu’il me donne tant de louanges. — Alors Indra, s’étant prosterné devant le Bouddha, prit congé de lui, et disparut. — Mais le Bouddha n’avait pas goûté la farce du Vénérable Na-kia-p’ouo-louo. De grand matin, il convoqua le chapitre, raconta toute l’histoire, chapitra Na-kia-p’ouo-louo, l’appela imbécile, et le reste. Enfin il édicta le cinquante-cinquième cas de coulpe ( page 245), qui défend aux moines de se faire peur les uns aux autres. — Les commentaires de ce cas, sont bien amusants. Défense de s'effrayer, en se déguisant en diable, en éléphant, en cheval; en imitant le son des tambours et des trompes, les hurlements des bêtes féroces; en produisant des odeurs ou des puanteurs extraordinaires; etc. — Il est clair que les loustics ne manquaient pas dans l'Ordre. Le fait qu’ils osaient jouer des tours, même au Bouddha, me paraît significatif du peu de foi qu’ils avaient dans sa transcendance. La figure de cet homme, modeste dans les anciens textes, grandit par le recul des temps.

A V. Cas choisis des (deux formulaires.

Soixante-et-unième cas de coulpe, des moines.

42) Le Vénérable Kia-liou-t’ouo-i u’aimait pas les corbeaux. Il se fabriqua un arc et des flèches, déclara la guerre à ces volatiles, et en fit un grand carnage. Les cours du couvent, étaient jonchées de leurs cadavres. — Des notables venus pour faire leurs dévotions, ayant vu ce spectacle, en furent malédifiés et dirent entre eux: Voyez comme ces moines sont cruels! Et ils prétendent nous enseigner à bien faire! — Les moines morigénés ayant ouï ces propos, en furent ennuyés, et déférèrent au Bouddha le cas de Kia-louot’ouo-i, qui fut chapitré fortement. Puis le Bouddha édicta le soixante-etunième cas de coulpe ( page 245), qui défend à tout moiue de tuer aucun être vivant. — Quand ce décret eut été promulgué, les moines timorés n’osèrent plus ni marcher ni s’asseoir, de peur d’écraser des insectes. Le Bouddha dut ajouter cette restriction, que ceux-là seuls encourraient le cas, qui auraient tué sciemment et délibérément.

Soixante- deuxième cas de coulpe, des moines.

43) Un jour les Six burent de Peau, qui contenait des insectes. Les notables qui les virent, en furent malédiliés, et dirent: Ces disciples du Bouddha sont sans charité. Voyez que! cas ils font de la vie des êtres1 . Et iis prétendent nous apprendre à bien vivre! — Les moines morigénés déférèrent les Six au Bouddha. Celui-ci les censura en plein chapitre, édicta le soixantedeuxième cas de coulpe (page 245) qui défend de boire de l’eau contenant des infectes, et le fit insérer au formulaire. — Sur ce, les moines timorés n’osèrent plus boire. Ils n’en finirent plus d'examiner, si l’eau contenait encore quelque insecte ou non. Le Bouddha dut ajouter à sa règle, la restriction, que ceux-là seuls seraient en faute, qui auraient englouti des insectes, sciemment et délibérément. Il statua de plus que, si l'eau avait été passée à travers le bas à filtrer, ou devait se tenir tranquille.

Soixante-cinquième cas de Coulpe, des moines.

44> Il y avait, dans la ville de fUjagriha. une bafteip de garçons, tou* amis intimes. Le plus âgé avait 17 ans; le plus jeune n'en avait que 12. Oii les appelle communément, dans la littérature bouddhique, la bande des Dixsept (ou des Moi nil lotis ). — Parmi eux figurait un certain Upâ:i, fils unique,

t. |,p respect pour toute vie, fùt-re la plus humble, est un principe prebuii'Mhiqur, et non boiiMhiqur-, rom me un le croit' parfois à tort.

i.12 .1 Y. Cas choisis des deu.c

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