‹ Bouddhisme chinoisChapitre 170 sur 185 · XV. Cas choisis des deux formulaires · texte numérisé non relu

XV. Cas choisis des deux formulaires

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volât et ne leur imputât le vol, ils veillèrent toute la nuit pour les garder. Le lendemain, quand leur hôle leur demanda s’ils avaient bien dormi... Hélas nonl dirent-ils; le souci de garder vos richesses, nous a empêchés de fermer l’œil. Leur cas vint à la connaissance du Bouddha, lequel ajouta à son veto la seconde restriclion « si ce n’est dans le local où l’on passe la nuit ».

Vingt-neuvième petite règle des moines.

51) Un jour un notable de Srivasti ayant invité les moines du couvent de Jetavana à prendre leur repas chez lui, ceux-ci s’y rendirent, les habits en ordre et tenant leur écuelle. — Le notable donna à chacun sa part de riz, pu s alla à la cuisine chercher le carry. Quand il revint, les écuelles des Six. étaient vides. — Où est le riz? demanda-t-il étonné. — Nous l’avons mangé, répondirent les Six. — Le notable leur versa ie carry, et retourna à la cui>ine pour rapporter du riz. Quand il revint, les écuelles étaient encore vides. — Où est le carry? demanda-t-il? — Nous l’avons mangé, dirent les Six. — Alors le notable se moqua ouvertement de ce manque absolu de savoir-vivre. Vous êtes des malappris, leur dit-il, et voulez’ nous en remontrer, vous qui ne savez même pas que le riz et le carry se mangent ensemble! — Le Bouddha ayant appris cette histoire, chapitra les Six, et fit insérer ce cas dans les petites règles.

Quatre-vingt-treizième petite règle des moines.

52) Un jour que le Bouddha séjournait à Srâvastl, il prit fantaisie aux Six de parcourir les rues de la ville, en faisant la chaîne, empêchant la circulation, arrêtant les hommes et les femmes qu'ils rencontraient. Les notables trouvèrent la chose inconvenante, et murmurèrent, à l’ordinaire. Le Bouddha, informé, gronda les Six une fois de plus, et fit insérer au formulaire la 93e petite règle.

Quatre-vingt-quatorzième petite règle des moines.

53) Un moine imagina de s’installer sur un- grand arbre, pour y passer la saison des pluies (90 jours). Il faisait ses besoins, grands et petits, perché sur une maîtresse branche. Le spectacle était pittoresque. Les moines mieux élevés, le trouvèrent indécent Le Bouddha averti, défendit absolument de monter sur aucun arbre. — Alors arriva le fait suivant. Des moines qui traversaient le pays de Kosala, rencontrèrent un- tigre Par respect pour la régie, ils ne grimpéreut pas sur les arbres. Le tigre en déchira quelques-uns. Le Bouddha l’ayant appris, tempéra sa règle trop absolue. Permission, désormais, de grimper sur les arbres, en cas de danger. — Une note curieuse ajoute que ceux qui, pour avoir été singes jadis, ont encore la manie de grimper aux arbres, n’ont pas manqué à la règle, s’ils ont agi sous cette impulsion irrésistible-1 .

4. Rapprochez le fait suivant. Un moine ruminait. Les autres s'en offusquèrent Le Bouddha déclara qu'il était excusable, cc tic lui étant resté, du temps jadis où il fut boeuf.

比得欲 偷問自 偷樂樹 £酸您 偷住 羅齡給 足 康 晉 陀 羅1 寺難心 狐 白長 柞難難 丫 陀於獨 諸者欲 遙跎往 設偷園 上 [曹非 見何諸 食龜時 丘欲不 長處比 卽難有 諸得欲 者而丘 於陀大 比者時 來不圯 其所豪 丘明長 卽來到 夜偷貴 往 II 者 臥耶時 辦羅長 白菖卽 床答著 具難者 世送 鲥 上罾众 嵇跎名 氣的 抱 戾任持 種亦夫 悅 有臥 者寺鉢 飮骡善 踔守 以前 不詣 食心鹿 卽房手 問米炅 淸於樂 以小摩 阿於者 旦長頭 此沙從 娀适家 往者貌 因彌鸣 何長 成 白所端 絲 坨長所 者坐時 後政 集見者 患疾已 到於偷 比作還 苦疾時 偷異羅 丘如 坐答行 饺雜 時難 僧 此 問曹禽 者難為 陀 工事香 •掰 已徧 陀偷比

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Cinquième cas de dégradation, des nonnes.

5i) Il y avait à Sravaslï un notable de haute caste, fort bieu fait de sa personne. Au couvent des femmes, il y avait une nonne, elle aussi fort jolie. Les deux s’éprirent l’un de l’autre. — Dans le but de voir sa Dulcinée, un jour le notable invita les nonnes à venir manger chez lui. Toutes y allèrent, excepté la nonne en question, qui, feignant d’être malade, resta couchée dans sa cellule. — Le notable constatant son absence, demanda où elle était. — Elle est restée au couvent, indisposée, dirent les autres. — Jugeant l’occasion favorable, tandis que les nonnes dînaient chez lui, le notable se déroba, courut au couvent, et pénétra dans la cellule de la nonne. — Vous êtes malade? lui demanda-t-il. — Oui, dit-elle. — De quoi? — D’amour non payé de retour. — Ne dites pas cela, fit le notable; et il la caressa à son aise. Puis H demanda: quel cadeau voulez-vous que je vous fasse? — Je mangerais volontiers des jujubes aigres, dit-elle. — Je vous en enverrai dès demain, dit le notable; et il s’en alla. — Quand If s autres nonnes furent rentrées, la petite novice de la fausse malade jasa. Les nonnes avertirent les moines, lesquels informèrent le Bouddha. Celui-ci édicta le cinquième cas de dégradation des nonnes (page 263 ;, et le fit insérer au formulaire.

Quatrième cas de pénitence, des nonnes.

55) Près de Siâvaslï, une nonne habitait en ermite, dans un lieu écarté, t’n notable y bâtit une cabane, dont il lui fit don. La nonne tourna mal et partit. Sa communauté ne réclama pas la cabane. — Quand le notable fut mort, son fils reprit ce terrain et le laboura. Alors la communauté réclama, et prétendit que le terrain lui appartenait. — Je sais, dit le fils du notable défunt, que, du vivant de mon père, ce terrain avait été donné à l'une d’entre vous; mais elle l’a abandonné depuis longtemps; la donation est périmée. — Les nonnes portèrent l’affaire aux juges du lieu. Charmés d’avoir l’occasion de plumer un richard, ceux-ci citèrent le fils du notable, le condamnèrent, et confisquèrent tous ses biens. — Les autres nonnes ayant appris cet événement, trouvèrent mauvais que leurs consœurs eussent ruiné cet homme par leur accusation. Elles avertirent les moines, lesquels informèrent le Bouddha. Celui-ci défendit aux siens et aux siennes, toute sorte de litige par devant les

autorités. 11 arriva alors qu’une concubine du roi Prasenajit, fit construire

une case qu’elle donna à une nonne. Celle-ci l’habita un certain temps, puis reprit la vie errante. Voyant la cabane délaissée, la concubine la donna à une brabmiue, qui s’y installa. — Un beau jour la nonne revint, et dit à ia brahïnine: Va-t-en vite ! ne reste pas un instant de plus dans ma case! — Celte

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