‹ Bouddhisme chinoisChapitre 171 sur 185 · XV. Cas choisis des deujc formulaires. Ml · texte numérisé non relu

XV. Cas choisis des deujc formulaires. Ml

case m'a été donnée par la concubine du roi, dit la brahmine, parce que tu l’avais abandonnée; maintenant elle est à moi — Pour toute réponse, la nonne la tira dehors, de force. — La brahmine recourut aux juges. Ceux-ci citèrent la nonne, qui refusa d’aller au tribunal, sous prétexte que le Bouddha avait défendu tout litige par devant les autorités. Son cas fut déféré au Bouddha, qui permit d’aller au tribunal, pour cause de citation par les autorités. — * a nonne s’y étant rendue, les juges lui dirent: Exposez vos raisons; parlez! — La nonne abusa de la permission, pour disserter sur le droit. Toute propriété, dit-elle, est, ou au roi, ou à un notable; à un propriétaire enfin, lequel peut la donner à qui il veut. Or cette case m’a été donnée par la propriétaire. Elle est donc à moi. — Vos raisons valent également pour la brahmine, dirent les juges; avec cette ditférence en sa faveur, que la case lui a été donnée par la propriétaire, après vous; en dernier lieu, par conséquent... Et ils adjugèrent la case à la brahmine, décidant que la seconde donation avait annulé la première. — Leur décision vint aux oreilles du Bouddha, qui déclara que la nonne avait mal parlé, et que les juges avaient mal jugé; que la première donation valait, et que la seconde était nulle. — Le roi Pra enajit vit, dans cette parole du Bouddha, l’occasion d’une bonne aubaine, il cassa les juges, et confisqua tous leurs biens. — De son côté le Bouddha, revenant sur sa précédente concession, défendit de nouveau tout rapport avec les autorités, capable de nuire à qui que ce fût, directement ou indirectement.

Cinquième cas dé pénitence, des n ornes.

ôft) Alors qüe le Ëôtiddha séjoürhait à Hrâvastî, brie fèmtnê Llcchavl Me clan régnant à Vaisalï) étant sortie à l’occasion d’une réjouissance publique, ornée de tous ses bijoux* une voleuse lui en enleva urte partie et prit la ftrUe. La femme avertit son clan, les Licchavi, lesquels mirent aussitôt leurs gens en. campagne, avec ordre de mettre à mort le coupable, dés qu’ils l’auraient saisi, -*• La voleuse ayant appris ce qui l’attendait, s’enfuit à Rijagriha, et se présenta aux nonnes, en leur disant: j’ai un vif désir de quitter le monde, d’embrasser votre genre de vie. — Sans en demander

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