‹ Bouddhisme chinoisChapitre 173 sur 185 · XV. Cas choisis des deuœ formulaires* 45f · texte numérisé non relu

XV. Cas choisis des deuœ formulaires* 45f

champ, et reçut chaque fois de l’ail. — Obligé de s’absenter pour son commerce, le fermier ordonna à l’homme qui gardait son champ, de donner chaque fuis cinq bulbes d’ail, à la nonne qui lui en demanderait. — T’eou-louonan-t’ouo ayant su la chose, interpréta la nonne dans le sens de toute nonne. Elle dit donc aux nonnes de son couvent, et môme aux novices et aux postulantes: En tel endroit, à tel champ, toute nonne qui se présentera, recevra chaque fois cinq* bulbes d'ail. — Elles y allèrent toutes. — Le gardien fut étonné de cette invasion et protesta. — Le maitre ne t’a-t-il pas dit rie donner cinq bulbes d’ail à chaque nonne? dit la nonne T’eou-louo-nan-t'ouo. Et elle ordonna aux. novices d’arracher PaM. Cinq bulbes pour l’Ancienne, cinq pour une telle, cinq pour une telle, et ainsi de suite, ün en fit môme provirrion pour les jours suivants. Bref tout le champ fut récolté. — Le fermier étant revenu, constata que son ail avait disparu, et demanda compte au gardien du champ Ne m’avez-vous pas ordonné, dit celui-ci, de donner cinq bulbes d’ail à chaque nonne? Elles sont toutes venues. J'ai en vain protes- . té. S’appuyant sur votre parole, elles ont arraché l’ail, cinq bulbes pour chacune. Tout le champ y a passé. — - Alors le fermier s’indigna contre ces nonnes avides, qui pillaient leur bienfaiteur durant son absence. Cela ne lui rendit pas son ail. — L’histoire étant venue à la connaissance du Bouddha, celui-ci la trouva mauvaise, et édicta le 70e cas de coulpe, qui interdit absor lumen t aux nonnes de manger de l’ail1 .

Soixante-dix-septième cas de coulpe, des nonnes

59) Le fait suivant arriva, alors que le Bouddha séjournait à Srâvasti, au couvent du Jetavana. Près du couvent des nonnes, se trouvait une Jolie prairie. Les notables de la ville s’y donnaient rendez-vous pour leurs pique-nique. Ils y faisaient de la musique, chantaient, dansaient, criaient, etc. Tout ce bruit gênait les nonnes dans leurs méditations. Pour dégoûter les

Eo Chine, les Bouddhistes s’abstiennent de toutes les alliacées, qui Jouent un rôle si considérable dans Volimen-tation de la nation.

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notables de cétte prairie, elles la souillèrent de leurs excréments. Ne trouvant plus où s’asseoir sans salir leurs vêtements, les notables renoncèrent à la prairie; mais ils glosèrent sur les nonnes et sur leurs procédés. — Le Bouddha l’ayant su, édicta le 77e cas de coulpe, qui défend, en géuéral, de souiller avec des excréments les plantes vivantes.

Soixante-dix-huitième cas de coulpe, des nonnes.

60) Alors que le Bouddha séjournait à Râjagriha, au couvent du Mont des vautours, il arriva qu’une nonne de la bande des Six, jeta un matin, par dessus la clôture, le contenu de son vase de nuit. Un haut fonctionnaire, déjà peu favorable aux disciples du Bouddha, passait à ce moment même. Il reçut le dit contenu sur la tête, et en lut souillé du haut en bas. De ce pas, il alla au tribunal, pour porter plainte. Un route, il rencontra un noble Brahmane qui lui demanda où il allait. Le fonctionnaire lui dit qu’il allait demander une enquête, sur l’accident malpropre qui venait de lui arriver. — Ne faites pas cela, lui dit le Brahmane; on rira de vous: ce sera pire. — Craignant les quolibets, le fonctionnaire se désista de son projet. — Le Brahmane alla au couvent des nonnes, et demanda aux Anciennes: laquelle d’entre vous a jeté, ce matin, par dessus la clôture, le contenu de son vase de nuit?., et il leur raconta les suites que cette vidange avait failli avoir, son intervention auprès du haut fonctionnaire qui allait porter plainte contre elles, etc. Ne laites plus pareille chose, conclut-il. — Les nonnes ayant fait une enquête, découvrirent celle des Six qui avait commis ce mêlait. Elle fut chapitrée comme il faut, bien entendu, et le Bouddha édicta à son occasion le 7Stf cas de coulpe, qui défend de vider son Vase de nuit par dessus le mur.

Quatre-vingt- troisième cas de coulpe, des nonnes.

61) Alors que le Bouddha résidilt au couvent du Jetavana près Sruvasll, une nonne alla quêter en ville. La femme d’un notable la reçut, et la fit asseoir sur un siège particulier ( pas sur le divan commun), d’après la règle. Un instant après, elle dut la quitter, pour affaires. La nonne partit durant son absence. Or tout juste une voleuse, s’étant glissée dans la maisou, emporta le siège. Quand la femme du notable rentra, elle constata l’absence de la nonne, et la disparition du siège. Elle envoya aussitôt au couvent, pour réclamer à la nonne son meuble. — Je ne sais ce qu’il est deveuu, dit celle-ci. Üne femme entrait quand je sortis. Peut-être l’a-t-elle emporté. Courez après. —

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