‹ Bouddhisme chinoisChapitre 178 sur 185 · XV. Somme Dharmaguplu · texte numérisé non relu

XV. Somme Dharmaguplu

Anecdotes relatives à l’admission

des novices masculins. Empêchements. Voyez page 197.

70) Le Bouddha passant par kapilavastu, quêta sa nourriture dans ia ville. Or Râhula (le Gis du Bouddha), et sa mère (Yasodhara), le virent du haut d’une terrasse. Cet homme est ton père, dit la mère à l'enfant. — Râhula descendit en hâte de la terrasse, courut au Bouddha, et se prosterna devant lui. Celui-ci lui tapota paternellement la tête, et l’enfant éprouva un contentement intéiieur, comme jamais de sa vie il n’en avait ressenLi. — Peux-tu sortir du monde et te faire moine? demanda le Bouddha. — Je le puis, dit l’enfant. — Le Bouddha lui tendit un doigt de sa main. L'enfant s’y attacha, et le suivit au couvent. Là le Bouddha dit à Sâriputra: reçois ce garçon, qui s'appelle Rihula. — Cependant Suddbodana, le père du Bouddha, apprit que son petit-GIs venait encore de l’abandonner. Il vint au couvent, tout en larmes, se prosterna devant le Bouddha et lui dit: Vénérable, après que je t'eus perdu, j’espérai que Nanda (frère du Bouddha, né-de la sœur de sa mère ) serait mon bâton de vieillesse; or il m’a quitté, pour te suivre. Je reportai ensuite toutes mes espérances sur mon petit-GIs Râhula; or lui aussi vient de me quitter, pour te suivre. C’en est fait de notre lignée. Après tous les soucis et toutes les peines que l’éducation d’un enfant leur a coûtés, c’est dur pour les parents de les perdre ainsi. Pour éviter que beaucoup de familles n’aient à souffrir autant que j’ai souffert, édicte, je te prie, cette règle, que personne ne sera reçu désormais parmi tes moines, qu’avec le consentement de ses parents. — Le Bouddha ue répondit rien. — Voyant sa requête agréée, le père salua son Gis, et se retira. — Le Bouddha convoqua les moines en chapitre, et édicta que, vu les peines prises par les parents pour l’éducation d’un enfant, il faudrait désormais la permission des parents, pour recevoir un enfant comme novice.

Au couvent de Kosala, le Gis d’un artisan vint furtivement au couvent, demandant à être moine. Quelques Anciens le reçurent et le cachèrent. Ses parents le cherchèrent partout, jusqu’au couvent. Nous* ne l’avons pas vu, dirent les moines qu’ils interrogèrent (et qui ne l’avaient de fait pas vu). Les parents firent eux-mêmes une perquisition dans le couvent, et le découvrirent. Ils traitèrent les moines de voleurs d’enfants et de menteurs. — - Le Bouddha informé, ordonna que, désormais, pour la réception d’un novice, outre la permission des parents, il faudrait la connaissance et l’approbation de tous les moines du couvent, obtenue, soit en plein chapitre, soit en parcourant toutes les cellules. Il ne serait loisible de raser la tête du novice, qu’après celle formalité.

Page 1